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Des élus de la Haute-Gaspésie dénoncent les coupures fédérales

Suite aux importantes coupures fédérales annoncées en mai, touchant notamment l’Institut Maurice-Lamontagne, des élus de la Haute-Gaspésie se montrent inquiets quant à l’avenir de la recherche sur le fleuve Saint-Laurent.

« Cette décision avait été prise sans égard aux aspects écologiques, démographiques, géographiques et économiques propres aux régions, a soufflé Micheline Pelletier, mairesse de Sainte-Anne-des-Monts, qui s’est dite « démoralisée » par les coupures touchant l’Institut Maurice-Lamontagne. Sans aucun doute, ceci causera bien des dommages pour les gens habitant le territoire, » a-t-elle ajouté.

« On perd un niveau de connaissance exceptionnel, a quant à lui commenté Allen Cormier, préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie. Que ce soit pour les ministères fédéraux ou provinciaux, ça prend des avis scientifiques neutres pour prendre les meilleures décisions! »

Rappelons que les coupures fédérales affectent notamment l’Institut Maurice-Lamontagne (IML) de Mont-Joli, un centre de recherche parmi la douzaine que compte Pêches et Océans Canada, reconnu pour être l’un des principaux centres francophones de recherche en sciences de la mer au monde. Avec près de 400 employés, l’institut voit 8 des 11 postes de son équipe d’écotoxicologie disparaître. Ces scientifiques menaient différentes recherches sur l’impact des produits chimiques et pétroliers sur les divers organismes marins, tels que les bélugas.

Mobiliser les troupes

Pour la mairesse Pelletier, la solution réside dans le développement local indépendant. « Ce qui va faire la différence, c’est l’empowerment!, a-t-elle lancé. C’est la participation citoyenne dans les petites communautés, à une échelle humaine! »

Le préfet s’est montré prêt à  « partir un réseau » pour mobiliser toutes les MRC de la Gaspésie afin de dénoncer ces coupures. « Je trouve important d’envoyer le message au gouvernement (fédéral) qu’il fait fausse route dans ce domaine-là, qu’il devrait faire marche arrière. Ce ne sera peut-être pas moi qui serai le porteur de ballon, mais la MRC de La Mitis… » a-t-il dit en terminant, jugeant que la MRC où se trouve l’IML, serait tout indiquée pour supporter la cause.

Photo: ImageTout son territoire longeant le fleuve Saint-Laurent, la Haute-Gaspésie a grandement besoin que l’on développe les connaissances scientifiques liées à cette importante étendue d’eau, a soutenu Allen Cormier, préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie. (Photo : Cap-au-Renard, Crédit: Marie-Josée Richard)

La réponse du provincial

En juin dernier, Pierre Arcand, Ministre du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec annonçait son intention de fournir 2 millions de dollars sur deux ans pour supporter la recherche sur le fleuve, en réaction aux coupures fédérales annoncées en mai.

« Ce 2 millions du Ministre Arcand lance un avis global, a souligné la mairesse Pelletier. Cela indique qu’il est très important de continuer la recherche, ». Le préfet de la MRC de la Haute-Gaspésie a aussi reconnu le geste du ministre, qui permet de « protéger les acquis. » Bien que les élus interrogés aient salué d’emblée cette initiative, tous deux se demandaient si cette somme serait suffisante, faisant référence à un possible manque à gagner. 

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