Vivre à la montréalaise

Retomber en amour avec Montréal

Ce qu’il y a de bien avec les voyages, c’est que lorsqu’on revient, on a envie de rester sur cette vague d’émerveillement face aux nouveautés et aux étrangetés. De retour à Montréal, je n’avais qu’une seule envie: me laisser tenter… partir à l’aventure dans ma propre ville. Sillonner des ruelles jamais entrevues, revoir ses buildings antiques qui garnissent les rues de Sherbrooke ou du Vieux-Port, aller voir des expos, assister à des shows sur la Main, aller dans la foule du centre-ville, acheter un billet de métro et aller sur la verte, sortir à McGill ou Place-des-Arts, peu importe en autant que je baigne dans cette énergie urbaine et printanière… pour me sentir à la maison, pour de bon. 24 heures après avoir atterri à Montréal, c’est là que j’étais.

Eh oui, au lendemain de mon atterrissage, je n’avais qu’une seule envie: voir Montréal avec des yeux nouveaux. J’avais envie de ressentir ce thrill qui me prenait aux trippes alors que je me promenais allègrement dans les rues de Sao Paulo. Éblouie par la lumière dans cette gare en fin de journée ou ravie par les tableaux impressionnistes dans ce musée qu’on appelle la Picoteca. Je voulais saisir Montréal d’un seul regard et m’unir avec elle. Je me pinçais en marchant sur Ste-Cath, cheveux aux vents. J’étais bel et bien revenue. Pourtant, je me sentais comme une étrangère parmi cette foule bigarrée, mais en même temps, j’essayais de me rappeler que je venais d’ici. Il y avait un peu de moi au coin des rues Ste-Catherine et St-Laurent (vous vous rappelez du Loft? Ah comme mon cégep était loin derrière moi… mais si proche en cet instant). D’autres souvenirs aussi sur la rue Mont-Royal. Et combien d’autres au Parc Lafontaine.

J’ai fini par aboutir dans un petit resto sans nom dans le quartier chinois, une soupe de chou vert et de porc (question de faire un pied de nez à la grippe porcine mexicaine qu’on voyait partout) devant les yeux, un sourire en coin. J’avais réussi à tenir tête à une routine un peu morne et sans nom cette journée-là. J’étais revenue, mais je m’étais prouvé que j’étais encore un peu cette voyageuse curieuse. Et bien qu’heureuse d’être de retour à Montréal, je me sentais un peu morose, le coeur chagriné d’avoir dû laisser ce Brésil tant aimé. Je reviendrai te visiter. Promis juré. Eu fico com muito falta de você, você sabe…

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s