MJ au Brésil: janvier à avril 2009

Départ pour Manaus, en plein cœur de l’Amazonie

Mercredi 4 février 2009, 7h45. C’est l’heure à laquelle mon vol doit décoller pour Manaus, en plein cœur de l’Amazonie. Il fallait bien que ça m’arrive au moins une fois : j’ai failli manqué mon avion. Mais ce n’est pas ma faute. J’vous l’jure. J

 

Curitiba – C’est par là la sortie…

Avant de partir de Curitiba, je suis sortie dans un bar irlandais avec mes deux nouveaux amis, José Carlos et Josh (rencontrés le samedi précédant – journée de visite de la ville avec la Linha Tourismo). Bien que j’étais très fatiguée – j’avais bien travaillé pour organiser mon séjour à Manaus (envoyer 10 000 courriels, confirmer mes rendez-vous, faire un peu de recherche Internet pour finaliser certains détails, faire mes précieux backup de photos, vidéos, audio et documents importants) – il fallait bien que je souligne mon départ de Curititi. J’avais le cœur serré à l’idée de partir car je commençais à peine à me sentir à l’aise en transport en commun, dans la ville, dans le quartier… et j’avais eu des rencontres très sympathiques. On peut même dire que j’avais à présent des amis. Des amis du tonnerre, oui.

 

Est-ce que ceci a un quelconque rapport avec le fait que j’ai failli manqué mon avion? Pas du tout. J’avais juste envie de laisser une marque dans le cyberespace en hommage à ma dernière soirée à Curitiba. Un hommage à ces gens extraordinaires qui ont marqué ces 10 jours de voyage. Mes hôtes Âna et Marcell occupent une place bien spéciale dans mon cœur. Merci beaucoup pour votre accueil des plus chaleureux et votre générosité!

 

Les voyages, je m’en rends compte, me marquent beaucoup à cause de l’exotisme et la beauté des lieux. Découvrir un nouveau monde, avec une autre façon de faire et de vivre, est très inspirant. Mais pour moi, ce qui fait vraiment la réussite d’un voyage, ce sont les gens que je rencontre. Vous savez, ces gens qui vous touchent? Je sens que les personnes rencontrées à Curitiba sont venues changer quelque chose en moi. Elles sont venues ajouter quelque chose de bien spécial à mon existence… leur essence. Bref, sans eux, Curitiba n’aurait été qu’une grande ville, avec un système de transport en commun bien pensé, mais encore inefficace. Sans eux, Curitiba aurait été vide de rire et de sourires… exit les regards complices et les conversations existentielles. J’aurais été seule à l’hôtel à réviser mes notes et à écrire. Bref, sans ces tinamis, Curitiba n’aurait été qu’un article. Curitiba a été tellement plus. Merci pour tous ces beaux moments, vous me manquez beaucoup! J

 

Donc ce matin là, mon cadran n’a pas sonné? J’ai tardé à me lever? J’ai trop festoyé la veille? Eh bien non. « Calma Marie, calma Marie » me disait Marcell, qui m’avait proposé de venir me reconduire à l’aéroport. « 30 minutes d’avance, c’est amplement suffisant pour prendre un vol interne » qu’il n’arrêtait pas de me dire. Bon, je me calme. Je vais déjeuner –calmement, flatter Matisse – calmement – et contempler – calmement les araucarias qui marquent le paysage de la cour arrière une dernière fois (araucarias? ces majestueux pins typiques de l’État du Parana). Mais alors qu’on roule en direction de l’aéroport, je commence à stresser. Je trouve qu’il y a pas mal de trafic sur la route et le temps file. Il est déjà 7h15. « Marcell, pèse sur le champignon, je vais manquer mon avion!» ai-je pensé tout haut. « Calma Marie, calma Marie ».

 

Quand on arrive finalement à la guérite de la compagnie aérienne Gol, Marcell accroche un employé et lui indique que je dois partir pour Manaus dans quelques instants. Le monsieur fronce les sourcils, puis c’est le branle-bas-de-combat. Je ne comprends pas tout ce que cet employé dit, mais quand il parle dans son walkie talkie, je peux bien voir qu’il est inquiet. « Est-ce qu’elle peut toujours embarquer? »… l’heure semble être grave. Calma calma Marie me dit Marcell du regard.

 

Heureusement, on me fait signe que oui, je peux toujours embarquer (ouf, vous pensez) mais il faut que je fasse vite. Je m’empresse de dire aurevoir à Marcell et je pars à vive allure pour traverser le poste de contrôle. Quand mes fesses se déposent sur mon siège d’avion, il est 7h37. 2 minutes plus tard, je prenais cette photo. Tout ceci pour dire que : je l’ai pris, cet avion direction Amazonie ce mercredi 4 février 2009… il était moins 8 (minutes) et il décollait sans moi!

 

PS_ Si vous pensez que j’ai eu une dent contre Marcell parce que j’ai failli manquer mon avion, vous vous trompez. C’est bien mal me connaître et surtout, c’est bien mal connaître Marcell. C’est impossible d’en vouloir à ce type, quoi qu’il arrive. Il est tellement gentil, bon de cœur et… calme! Grâce à lui, « Calma Marie, calma » est devenu mon mantra. J

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s