Les antennes relais : trop près de chez vous?

22 01 2012

La Gaspésie compte une cinquantaine d'antennes relais, pour la plupart installées en plein coeur des villages. Celle-ci, à La Martre, est postée derrière le bureau municipal.En 2010, une antenne relais de téléphonie mobile est érigée derrière le Bureau municipal du village de La Martre, en Haute-Gaspésie (photo). Dans la population, les avis sont partagés concernant son arrivée. De nouvelles connaissances pourraient faire rouvrir le débat concernant la proximité de ce type d’antenne des lieux publics et des résidences.

René Faulkner, qui habite à quelques mètres de l’antenne relais (aussi appelée station de base), voit plutôt sa venue d’un bon œil : elle rime avec un accès plus rapide à Internet. Mais pour lui, l’antenne n’est pas un plus dans le paysage : « C’est sûr qu’en tant qu’artiste en arts visuels, je ne trouve pas ça beau; remarquez que je n’aime pas plus les poteaux de téléphone ». Certains de ses voisins ne se montrent pas convaincus du bien-fondé de cette nouvelle technologie, pestant par exemple contre l’offre de services, jugée peu généreuse.

Mais impossible de se prononcer contre son érection en prétextant de possibles risques sur la santé ou sur une dévaluation de sa propriété, stipule le règlement CPC 2-0-03 d’Industrie Canada, qui régit l’installation des antennes au pays. Les résidents sont toutefois invités à commenter son esthétisme : celle de La Martre ne sera pas blanche, mais brune. Néanmoins, depuis plus d’un an déjà, l’antenne émet des ondes, qui elles, sont invisibles.

« Le problème avec les antennes relais, c’est que l’on ne connaît pas encore les effets d’une exposition à long terme sur la santé humaine, » explique Olivier Bourgeois, analyste en énergie chez Option Consommateurs, un organisme indépendant visant à informer et sensibiliser la population sur des enjeux de santé publique.

Cette incertitude a mené des organismes en province à plaider pour l’application du Principe de Précaution, comme en témoigne plusieurs rapports déposés le 11 octobre dernier lors de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM) sur les antennes relais, en vue de réglementer leur installation. À Paris, un niveau plafond lié aux radiofréquences (aussi appelées micro-ondes) a même été adopté, afin de protéger la population. Cette initiative est valorisée par plusieurs organismes ayant remis un mémoire au OCPM.

« Les antennes ne devraient pas être érigées à l’intérieur de 300 à 500 mètres des lieux publics et des résidences, » estime François Therrien du Collectif Sauvons nos enfants des micro-ondes (SEMO). À la Commission scolaire de Montréal, on s’inquiète de la proximité des antennes relais avec les garderies et les écoles.

Quoiqu’il en soit, la distance seule ne peut être prise en compte. Plusieurs autres facteurs tels la puissance, la fréquence et le type de transmetteur de l’antenne, l’orientation du faisceau de transmission, la présence d’autres infrastructures à proximité et le temps passé dans une région particulière du champ de radiofréquence doivent être considérés, selon un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec.

Serait-on moins exposé aux radiofréquences en zone rurale? « C’est un mythe qui perdure, commente M. Bourgeois. À la campagne, là où la densité de la population est moindre, certaines antennes doivent émettre un signal plus fort pour rejoindre un plus vaste territoire. Celle plantée au Parc du Bic est bien plus puissante que celle du Mont-Royal, avance-t-il à titre d’exemple. Tout est relatif. »

Des règlementations à revoir

« Les radiofréquences constituent une pollution environnementale, au même titre que la fumée secondaire, hors du contrôle des individus, avance M. Bourgeois. Il y a 50 ou 60 ans, on croyait que la fumée de cigarette pouvait guérir les maux de gorge : ceci démontre bien que l’état des connaissances évolue! » Selon lui, il faut ajuster la législation et les règlementations au fur et à mesure, à la lumière de ces nouvelles connaissances.

Le SEMO tout comme Option consommateurs déplorent que la réglementation canadienne concernant l’exposition humaine aux radiofréquences soit 1000 fois moins rigoureuse par rapport à celle appliquée dans d’autres pays. Ils souhaitent que la limite passe de 10 000 000 à 1000 microwatts/m2, soit le seuil appliqué déjà en vigueur en Toscane (Italie), à Salzbourg (Autriche) et à Valence (Espagne).

Retour sur le passé

Le 31 mai dernier, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), lié à l’ONU, dévoilait un rapport classant les champs électromagnétiques de radiofréquences dans la catégorie 2B, comme étant « peut-être cancérogènes pour l’homme ».

Puis le 4 octobre dernier, Santé Canada modifie sa position face aux risques potentiels des radiofréquences sur la santé humaine. « Alors que l’on disait que le risque était nul, voici que l’on demande à la population de limiter son usage du cellulaire, en envoyant des textos plutôt, résume M.Bourgeois. Et les téléphones sans fil à domicile sont tout aussi dommageables, » soutient l’analyste.

« Le niveau d’exposition d’un utilisateur de téléphone cellulaire est de 100 à 100 000 fois plus élevé que celui d’une personne vivant à proximité d’une station de base, » indique-t-on dans un rapport de l’Institut national de santé publique du Québec. Pour cause? « L’antenne du téléphone cellulaire n’est située à quelques centimètres de la tête de l’utilisateur. » Pour l’heure, il convient de limiter l’usage quotidien de son cellulaire.

Selon les personnes interrogées et de l’avis de Santé Canada, s’il y a consensus sur les effets des radiofréquences, c’est bien que les recherches doivent se poursuivre.

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Première parution de cet article dans le journal Graffici – À la une du numéro de décembre 2011.






L’art de passer maître

9 11 2011

Antoine Desrosiers (à gauche) n’avait que 13 ans lors de ses premiers jeux de rôles, dirigés par Philippe Achaintre (à droite). Une solide amitié s’est forgée au cours des ans.Philippe Achaintre, natif de Bourgogne et résident de La Martre en Haute-Gaspésie depuis 1989, cultive un intérêt contagieux pour les jeux de rôles. Si bien que deux décennies plus tard, le maître de jeu a « contaminé » près d’une centaine de personnes. Et c’est pour le mieux!

Du bénévolat? « C’est avant tout une passion, se défend Philippe Achaintre, qui ne compte pas les heures passées à l’ouvrage. Je travaille, travaille, mais pas toujours pour rapporter des sous! » plaisante-t-il. Pour une seule joute, il passe trois à quatre jours le nez dans ses livres… voire un mois, suivant la longueur de la partie. Méticuleux, ce Philippe? Que si!

Les parties que l’horloger de formation organise sont réglées… au quart de tour. Et c’est ce qui plait tant à ses joueurs. « Il sait mettre en place des scènes très réalistes, » résume Antoine Desrosiers, qui à l’aube de ses 35 ans est l’un des plus anciens joueurs. « Philippe est très visuel, insiste sa conjointe des 22 dernières années, Gabrielle Bücheler. Il s’attarde sur l’histoire, mais aussi sur l’architecture, l’habillement, la nourriture, les accessoires, la cuisine, les marchés… tout est pensé dans les moindres détails! » Et l’homme de 47 ans est un véritable livre ouvert… sur l’histoire médiévale! « Partager, c’est ce qui me fait tripper » dit-il aussi.

En 1988, lors d’un voyage dans l’ouest canadien, Philippe et deux amis québécois s’achètent un jeu de rôle en anglais… pour s’exercer dans la langue de Shakespeare. Bien qu’il a un préjugé favorable pour ce passe-temps, « au début, c’était moyennement intéressant, ça ne coulait pas de source, » raconte-t-il l’air espiègle. Mais à force de pratique, il apprend à dompter la bête!

Depuis, il a organisé près de 1000 parties autour de la table et 18 Grandeurs natures, dont le dernier de Cap-au-Renard (2e édition), qui s’est tenu lors de la fin de semaine de la Fête du travail en septembre (voir GRAFFICI.CA). « Des jeux de rôle, j’en mange! » souffle-t-il. Et son esprit fourmille déjà d’idées pour la prochaine édition. Encore une fois, son acolyte Antoine Desrosiers de la Coop du Cap, une coopérative de solidarité dont il est aussi l’un des membres fondateurs, l’épaule dans cette aventure.

Depuis vingt ans, chaque vendredi soir (ou presque), un groupe de trois à quatre personnes, surtout des ados et des jeunes adultes, débarque au repère du couple. Et ce, même en hiver, alors que cela prend une bonne dizaine de minutes en raquettes pour y arriver. Et pas d’électricité. « Chandelles, lampes au gaz, du vieux Death can dance en sourdine, Philippe a vraiment le don pour nous faire plonger dans une ambiance lugubre à souhait, » insiste Antoine Desrosiers.

Ce dernier garde un souvenir précieux de ces soirées passées à jouer « jusqu’à ce que les yeux ferment tout seuls ». De 13 à 15 ans, « rien n’était plus important pour Antoine Desrosiers que le snowboard et les jeux de rôle ». Et l’influence que cela a eu dans sa vie : plus que positif. « Des amis, des rires, alimenter l’imaginaire… pas besoin de se saouler ou de fumer un joint pour décrocher. »

Gabrielle Bücheler, travailleuse de milieu en Haute-Gaspésie Est, ne se montre pas peu fière de son chum. « Il amène les jeunes à s’ouvrir, à mieux s’exprimer, à expérimenter des manières d’être qu’ils peuvent ensuite intégrer dans leur vie ». Corinne Côté-Gasse de Marsoui (15 ans), joueuse depuis deux à trois ans, admet avoir une meilleure concentration et avoir fait d’immenses progrès en calculs grâce à ces joutes. Elle veut désormais marcher dans les traces du maître… en devenant maître de jeux à son tour.

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Légende photo: Antoine Desrosiers (à gauche) n’avait que 13 ans lors de ses premiers jeux de rôles, dirigés par Philippe Achaintre (à droite). Une solide amitié s’est forgée au cours des ans. Crédit photo: Gabrielle Bücheler.

Première version publiée dans le numéro de novembre 2011 du journal Le Graffici.





Bonjour la Moldavie!

16 07 2011

C’est le 28 juin dernier que j’ai quitté le cocon confo de Rome, chez Michela, pour partir vers l’inconnu: la Moldavie. J’ai eu droit à un accueil des plus chaleureux. Des amis de Rodica, une connaissance moldave de Montréal, sont venus me chercher: MARIE-JOSÉE en grosses lettres. Victoria, son mari Genna et leur fils Jean de 19 ans étaient là pour me cueillir… des fleurs à la main. Ils m’ont presque tiré une larme, alors qu’on se dirigeait à la voiture.

L’air frais de la Moldavie me faisait un bien fou, après une température de 30 degrés, gros soleil, de manière constante à Rome… comme la journée de la marmotte. Étrangement, je me sentais à la maison (et un peu plus près de mon amoureux en Gaspésie), avec ce 15 degrés, ciel pluvieux et toute cette verdure. Autour de la piste d’atterissage, du gazon. Autour de l’aéroport, des champs, des montagnes verdoyantes, des vignes.

Sur la route parsemée de nids de poule, des Lada et de vieux trolleybus, datant de l’ère soviétique (1942-1991), alors que l’URSS régnait ici. On croise aussi des BMW, Mercedez, Jaguar, signe qu’une distance sépare les riches des pauvres. Aussi sur le chemin, des bâtiments abandonnés, comme le National, ancien grand hôtel, côtoient des boutiques de luxe (bijouteries, Adidas, Tommy HF, Apple) sur Stefan Cel Mare, le boulevard principal de Chisinau.

Les parents de Rodica me recevaient pour mes deux premières nuitées, c’était le deal. Finalement, deux semaines plus tard, j’y suis toujours. L’hospitalité moldave n’a pas d’égal.





Des bulletins de déplacements alternatifs à CIBL Radio-Montréal !

5 10 2010

Depuis le 22 septembre dernier, je participe à une chronique vraiment excitante: des bulletins de déplacements alternatifs à CIBL Radio-Montréal 101,5 FM.

C’est diffusé durant l’émission Les Oranges pressées (entre 6h et 9h) et le 4@6, aux minutes 15 et 45 de chaque heure. Mon collègue Arthur Lacomme est responsable des chroniques du matin, et moi de celles de fin d’après-midi.

Par alternatif, on veut dire autre chose que l’automobile! Alors vivement les déplacements à pied, à vélo, en bus, train ou métro. Et tant qu’à y être: rouli-roulant, trottinette, patin à roues alignées et bien d’autres!

Je trouve qu’il était temps que les médias s’intéressent aux transports alternatifs, voici pourquoi je me suis ravie de faire partie de ce tout nouveau concept de chronique… unique au Québec?

Je vous invite fortement à nous suivre sur Facebook – notre page s’appelle Déplacements alternatifs / CIBL 101,5 Radio-Montréal - et sur Twitter sous CIBLdeplacement. Pour écouter des extraits, vous pouvez aller sur le site de CIBL.

Vous avez des infos à nous transmettre? Contactez-nous au (514) 718-2425, soit le (514) 718-CIBL. Par courriel: deplacements@cibl1015.com

Et au plaisir d’avoir vos commentaires!





Radio Radio aux Francos: un vrai rrrégal!

15 06 2010

Par Marie-Josée Richard

"Un vrai rrrégal" dit Tony des Frosted Flakes.

J’entends Tony the Tiger commenter le spectacle de Radio Radio tenu hier soir au Cabaret Juste pour Rire, dans le cadre des FrancoFolies. De sa voix RadioRadiophonique, il dit “un vrai rrrégal”.

La formation hip hop acadienne Radio Radio était encore une fois: en pleine forme pour nous livrer presque deux heures de musique endiablée, sur un rythme à faire décoller les dentiers. Ça sautait, ça criait, ça donnait du coude sur la piste de danse lundi soir.

Surtout, l’énergie électrisante de Radio Radio était là. Et moi, aux premières loges avec mon amie Sarah, on en finissait plus de se dandiner et de sourire. Normal, quand les rois du hip hop sont dans le coin, comment ne pas s’émoustiller… surtout quand les garçons enlèvent leur chandail et se brassent le wistiti. C’est beau, du rythme en bédaine.

Le groupe semble être réglé au quart de tour: des pros. Ils savent où ils s’en vont avec leurs chansons – surtout des tounes de leur dernier disque Belmondo Regal. Mais aussi de leur premier opus, Cliché Hot… qui résonne toujours dans mon esprit comme “Christ c’est hot” – excusez-moi Madame la Sainte-Vierge pour ces sacres, mais ils sont justifiés. Et il y avait du sang neuf sur scène, avec de nouveaux collaborateurs. On aime.

Cette supplémentaire dans la grande métropole, décrite par certains comme étant la mecque de la musique dans l’est du pays, me fait dire que Radio Radio a fait du chemin depuis la dernière fois que je les ai vus en spectacle au Festival de la poutine à Drummondville, en septembre dernier. Bien sûr, il y a eu aussi leur apparition à l’émission Tout le monde en parle cette année. Bon, il y a aussi eu leur tube “Jacuzzi” dans une pub de Telus qui a aidé à les faire connaître. Mais tout de même, il me semble que depuis septembre, Gabriel, Jacques et Alexandre ont maturé. Pris en confiance? Disons qu’ils savent plus que jamais comment faire lever la sauce.

Petit aparté – Au dernier Festival de la Poutine, mon ami et moi, on faisait partie des rares moineaux qui étaient vraiment venus juste pour eux… alors que la plupart des gens attendaient impatiemment la prestation suivante, Coeur de Pirate. Radio Radio semblait être un entremets, pas le repas principal. Pat et moi, on s’est tout de même régalé avec Radio Radio ce soir-là, tout en faisant la dégustation de plusieurs sortes de poutines avant de filer pour Québec.

Hier soir au Cabaret Juste pour Rire, les jeunes autour de moi, surtout des 15-25 ans?, semblaient être de fins connaisseurs: ils chantaient allègrement les paroles des chansons et reconnaissaient les mélodies qu’après seulement quelques notes. Bref, il y avait vraiment là de la bonne “vibe”; c’était nourrissant à souhait. Malgré mon peu de sommeil, la groove de Radio Radio va m’aider à passer à travers ma journée. “Vous êtes cliché hot, les gars!” Longue vie à Radio Radio!

Pour un aperçu moins “fan finie” de Radio Radio, lisez la critique de Marie-Christine Blais dans La Presse: Radio Radio aux FrancoFolies : un régal.

Pour écouter Radio Radio sur MySpace

Pour accéder au site officiel de Radio Radio

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Avis important: Radio Radio sera servi gratis plus tard cette semaine aux FrancoFolies: ce jeudi 23h59 dans le cadre des Partys du Shag Molson Dry, Scène Le Shag – Savoy du Métropolis au 1407 rue Saint-Dominique. Ya man!





Biodanza: dansez la vie avec intensité!

12 06 2010

Par Marie-Josée Richard

Bio=la vie! (Image: Dreamstime)

Bio fait référence à la vie et danza, à l’expression par le mouvement. Ensemble, ces deux mots forment la biodanza, qui signifie littéralement, la danse de la vie. Ici, aucune chorégraphie, aucun pas imposé. Pas besoin d’être de nature sportive, ni d’avoir déjà suivi des cours de danse. Chacun est invité à laisser libre cours aux gestes qui traduisent le mieux ses émotions. Le but? Retrouver sa joie de vivre, sa spontanéité et son âme d’enfant! Comment? Grâce à un ingrédient magique, nommé la vivencia

On appelle vivencia, ce moment d’une rare intensité, où le temps n’existe pas. On est alors entièrement absorbé par le moment présent, dans l’ici et maintenant. Par des rondes, des exercices, des étreintes, des danses et des musiques enivrantes, on arrive à cet état de grâce, où l’on peut vraiment se connecter à soi. Ici, le silence est d’or. C’est donc à travers le langage universel qu’est le regard que vous allez communiquer avec vos semblables. Sans un mot, et non sans joie, vous êtes invité dès le début à prendre la main de votre voisin et à former un grand cercle. Puis, la musique se fait entendre, que la fête de la vie commence!

Aux origines de la biodanza

«La véritable sagesse, c’est de savoir vivre» disait le fondateur de cette approche, Rolando Toro Araneda, aujourd’hui âgé de 84 ans. Dans les années 60, ce Chilien aux intérêts éclectiques, à la fois psychologue et anthropologue, poète et musicien, a mis sur pied cette éducation biocentrique, selon laquelle la vie a préséance sur tout. Il a identifié cinq domaines fondamentaux permettant le développement humain: la vitalité, la sexualité, l’affectivité, la créativité et la transcendance (l’humain dans l’univers). C’est en expérimentant ces différentes facettes puis en les intégrant dans nos vies que l’on peut alors se rapprocher de notre pleine potentialité. Autrement dit, son approche veut faire de nous des êtres plus complets!

Image: Dreamstime

Do, ré, mi, fa, sol… la musique!

La musique revêt un caractère sacré en biodanse. Elle a le pouvoir de s’adresser à votre subconscient et de vous révéler des émotions insoupçonnées. Que vous dansiez sur «I want to break free» du groupe Queen, sur « Alegria » du Cirque du Soleil ou encore sur des pièces classiques, swing ou jazz, une chose est certaine, elle a été judicieusement choisie afin de vous faire vivre des vivencias plus savoureuses les unes que les autres.

Un nid douillet, pour expérimenter qui on est!

Bien que tout semble s’enchaîner naturellement, la séance a été rigoureusement planifiée par le facilitateur. En effet, on ne parle pas de professeur ni de thérapeute en biodanse. Dorotéa Pok, l’une des premières facilitatrices à avoir été titularisée au Québec, indique que son rôle est avant tout de mettre en place un contexte favorable à l’ouverture, où il sera facile de se déployer.

Le facilitateur travaille donc à créer un climat à la fois sécuritaire, permissif et accueillant au sein du groupe. «L’espace devient alors un véritable terrain de jeu, une sorte de laboratoire d’exploration servant à s’approprier de nouvelles façons d’être» estime Maira Martinez, aussi facilitatrice titulaire. C’est à travers le regard d’autrui que l’on peut découvrir son identité, c’est pourquoi les séances de biodanza ne se déroulent qu’en groupe.

Ce que la biodanse n’est pas…

Contrairement à ce que certains pourraient penser, la biodanza n’est pas de la danse thérapie. «En biodanse, les gens ne sont ni leur maladie, leurs problèmes, ni leur statut social. Ils sont ce qu’ils sont, simplement. » explique Dorotéa Pok. «On n’a alors pas à prouver quoi que ce soit aux gens qui nous entourent. Ceci procure un sentiment de grande liberté» poursuit-elle. Il faut comprendre que la biodanza s’adresse avant tout à la part saine, vivante et vibrante inhérente à chaque être vivant. Conséquence? «Les expériences positives se multiplient; elles viennent allumer en chacun de petites bougies, qui, peu à peu, vont éclairer tout ce qui les entoure.» explique-t-elle. C’est alors que la transformation devient possible…

Danser la vie au Québec

Il y a entre 150 à 200 élèves répartis dans les villes Montréal, Québec, Sherbrooke, Bromont, Trois-Rivières, Gatineau, Laval, Boisbriand et Val-David, qui dansent la vie durant deux heures et demi à chaque semaine. Bien qu’il n’y ait que deux facilitateurs titulaires au Québec à l’heure d’écrire ces lignes, 17 sont sur le point de recevoir leur certification et 28 autres sont rendus à mi-chemin dans leur formation de trois ans. C’est donc dire que la biodanza est en train de se répandre comme une traînée de poudre dans la Belle-Province!

Informez-vous, plusieurs séances «Découverte» ont lieu à chaque mois. Une chose est certaine, si vous vous lancez, mettez votre intellect de côté et surtout, laissez votre instinct vous guider!

Pour “biodanser” à Montréal: Biodanza Montréal (514) 240-6033. Et surtout, bonne biodanse!

Des citations pleines de bon sens:

1) «La biodanza invite à une rééducation affective. Le climat d’affectivité des séances constitue le nutriment grâce auquel chaque participant va pouvoir développer sa potentialité». Bruno Ribant, psychologue, professeur de yoga et facilitateur de biodanza, dans son livre La vie au centre.

2) «La vie est mouvement. Réhabiliter un mouvement plein de sens, c’est favoriser la connection immédiate à la vie». Rolando Toro Araneda, fondateur de la biodanza

3) «Avec la biodanza, on devient de fervents défenseurs de la vie. Ça n’est pas tant l’idéologie derrière l’écologie; c’est plutôt un rapport d’amour et de respect avec ce qui nous entoure. » Yves Léger, facilitateur de biodanza dans la région de Sherbrooke.

Références :

RIBANT, Bruno. La vie au centre: pour une culture biocentrique, Éditions Imprimix, Nice, 2003, 175 pages.

ROULIN, Paula. Biodanza, sistema Rolando Toro: La danse de la vie, aux Éditions Recto-Verseau, Collection Ma Santé au Quotidien, Genève, 2000, 92 pages.

TORO ARANEDA, Rolando. L’homme qui parle avec les roses, 2005, 118 pages.

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Première parution de cet article dans le magazine Mieux-Être. Toute reproduction interdite sans la permission écrite de Marie-Josée Richard.





À la poursuite du bonheur : ce que révèlent les plus récentes études

12 06 2010

Par Marie-Josée Richard

Image: Dreamstime

Chaque personne semble avoir sa propre recette du bonheur. DJ Champion a pour maxime : « Je choisis ce qui me fait du bien ». Une amie m’écrit : « Suis toujours ce dont tu as envie! ». Un autre croit à la bonne bouffe pour évacuer les nuages gris de son esprit. Mais au fait, que disent les dernières recherches sur la question? Pour votre plus grand bonheur, nous avons enquêté !

Donnez au suivant!

De récentes recherches en neuroscience le prouvent : un comportement altruiste stimule une zone du cerveau de la même manière que le sexe ou les plaisirs de la table ! Voici pourquoi une équipe de chercheurs incluant le Dr Jorge Moll du National Institutes of Health aux États-Unis encourage fortement la population à donner de l’argent à des œuvres de charité ou encore à faire du bénévolat pour des causes qui vous tiennent à cœur ! Alors qu’attendez-vous, soyez généreux… votre cerveau vous le rendra bien! Source : The New York Times

Trouvez vos propres ingrédients gagnants

Dans un article intitulé The Science of Happiness, le professeur Ed Diener révèle que ceux qui se connaissent bien sont plus enclins à être heureux ! En effet, mener une vie selon nos propres valeurs serait garante de bonheur. Est-ce que vous écoutez votre voix intérieure ou êtes-vous conformés à ce que les autres attendent de vous ? Pour vous aider à mettre le doigt sur votre identité profonde, procurez-vous le livre Qui suis-je ? de Nicolas Sarrasin, aux éditions de l’Homme… et empruntez votre propre voie !

Pour un foyer heureux, divisez les tâches en deux !

Les chercheurs se montrent implacables : les ménages qui durent sont ceux où les deux conjoints se répartissent les tâches quotidiennes de manière équilibrée, que ce soit le lavage, la vaisselle, les soins apportés aux enfants, etc. En effet, des sociologues ont conclu que le modèle traditionnel selon lequel l’homme est le travailleur et la femme, la ménagère, seraient plus risqués pour le couple. Le bonheur à deux serait donc bien terre à terre ! Source : The Daily Mail News

Vivement des outils pour vous faciliter la vie !

Moins de stress égale plus de bonheur. Ceci, Julie Larochelle et Jean-Sébastien Lord, auteurs du livre *Peut contenir des traces… de bonheur, l’ont bien compris. Leur ouvrage paru aux Éditions de l’Homme l’an dernier propose des recettes, trucs et conseils pour les personnes souffrant d’allergies alimentaires et leur entourage. Saviez-vous que le stress pourrait vous voler neuf ans de longévité ? Ne vieillissez pas prématurément : procurez-vous des outils capables de vous simplifier la vie! Le bonheur serait niché dans ces solutions pratico-pratiques, à vous de les débusquer !

Entraînez votre cerveau à être heureux

Image: Dreamstime

Dans le livre Buddha’s Brain, le Dr Rick Hanson, neuropsychologue californien et professeur de méditation, dévoile l’un des secrets du bonheur : nous aurions la capacité à modifier nos pensées, de même que notre cerveau ! « Quand vous faites l’effort conscient de vous imprégner des expériences positives réalisées au cours de la journée et d’amoindrir l’importance des événements négatifs, vous entrainez votre cerveau au positivisme ! Physiologiquement, votre cerveau se transforme réellement ! » a-t-il déclaré en entrevue. Grâce à l’imagerie par résonance magnétique (IRM), il a été démontré que cet exercice permettait de renforcer la partie gauche du cortex frontal, soit le siège des émotions agréables telles que la joie !

Pour en savoir plus : Buddha’s Brain – the practical neuroscience of happiness, love and wisdom, par Rick Hanson, en collaboration avec Richard Mendius, aux éditions New Harbinger, 2009, 251 pages.

Protégez-vous contre l’hypertension !

Une vie en santé, c’est un aidant naturel au bonheur ! À la mi-janvier, des recherches scientifiques signalaient que la prévention de l’hypertension pourrait protéger de la démence. Saviez-vous que déjà, 25% de la population mondiale serait atteinte d’hypertension artérielle ? Même que dans quinze ans, ce chiffre pourrait augmenter de 60%, touchant ainsi 1,5 milliards d’humains autour du globe. Comment se prémunir contre l’hypertension ? En faisant régulièrement de l’exercice et en adoptant un régime alimentaire équilibré… voici qui pourrait être votre bouclier de protection contre plusieurs autres pathologies graves. S’activer et bien manger, pas si fou, comme idée ! Source : Passeport Santé

Le plaisir est dans l’assiette !
Selon le Dr Robert Henkin, directeur de la Taste and Smell Clinic à Washington DC aux États-Unis, soit un centre de recherche sur la nutrition moléculaire et les désordres sensoriels, manger sert bien plus qu’à nous donner l’énergie dont le corps a besoin : c’est une source incommensurable de plaisir et de découvertes ! Dans son bureau, des patients atteints de déficiences olfactive et/ou gustative. Pour ces gens, s’alimenter est bien fade. « La plupart d’entre eux montrent des signes de dépression » commente-t-il. « C’est que pour l’être humain, la stimulation des sens vient renforcer le sentiment d’être vivant ». Alors vous qui pouvez humer et goûter : variez votre menu, ouvrez vos livres de recette, partez à la recherche de nouvelles épices et plats exotiques ! Que vos découvertes soient délicieuses ou qu’elles vous laissent un goût amer, une chose est certaine, stimuler vos sens est le traitement antidéprime par excellence!

Trois phrases remplies de sagesse, pour un accès facile au bonheur :

1) « Pour accéder au bonheur, il vous faut choisir entre l’inconfort de devenir conscient de votre souffrance mentale et l’inconfort d’être gouvernée par elle. » Yongey Mingyur Rinpoche, moine bouddhiste tibétain et auteur du livre à succès The Joy of Living: Unlocking the Secret and Science of Happiness (2007)

2) « Par la méditation, il est possible de stimuler la zone du cerveau qui est le siège de l’empathie… soit l’une des valeurs les plus porteuses de bonheur ! » Dr Rick Hanson, neuropsychologue, professeur de méditation et auteur du livre Buddha’s Brain

3) « Le bonheur, ce n’est pas de vivre dans la joie perpétuelle. C’est d’expérimenter toute une gamme d’émotions, et même parfois de la tristesse. En ce sens, un être heureux est celui qui est authentique, qui n’essaie pas d’avoir un contrôle absolu sur les événements. » Lucie Mandeville, psychologue et professeure titulaire à l’Université de Sherbrooke

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Article commandé par le magazine Mieux-Être  - droit de première publication au printemps 2010. Toute reproduction interdite sans la permission écrite de Marie-Josée Richard.





J’ai testé: une grimpette à l’aveuglette !

7 06 2010

Par Marie-Josée Richard

MJ en pleine ascension!

Monter une paroi d’escalade à tâtons : un exercice digne des pros de la grimpe? Que nenni ! Notre journaliste s’est hissée dans les hauteurs du centre d’escalade Horizon Roc, dans la plus grande noirceur, pour vous en partager tous les secrets.

Une expérience qui fait sensation!

Quand on est plongé dans la noirceur, on doit se connecter à nos sensations. On sonde alors les environs en tâtonnant le mur avec ses mains et on essaie de visualiser les prises repérées. Avant d’engager un quelconque mouvement, il faut trouver une prise fiable pour chacun de nos bras – ça va plutôt bien – et nos deux pieds – ceci n’est pas si évident. En effet, on doit mettre la main sur des prises inférieures adaptées à nos pieds, tout en se maintenant en équilibre sur la paroi… tout un effort de concentration ! Étonnamment, les yeux bandés, je me suis retrouvée au plafond bien plus rapidement que ce que je m’étais imaginée. Et l’expérience s’est avérée moins ardue et épeurante que prévu. Qui l’eut cru!

Maria Izquierdo, copropriétaire et instructrice au centre d’escalade Horizon Roc à Montréal (voir photo ci-bas), croit que l’on grimpe différemment sans les yeux, parfois même mieux ! La raison ? « On prend moins de risques inutiles. On cherche des prises qui nous conviennent, qui ne nous débalancent pas. On travaille moins en hypertension. Les plus téméraires ne peuvent plus miser sur une prise bien haute, car si c’est raté, il leur sera impossible d’en saisir une autre à la dernière seconde. On agit donc de manière plus contrôlée les yeux bandés. »

Pour qui a la peur des hauteurs

Maria prise sur le vif !

Grimper à l’aveugle est tout à fait approprié pour qui a peur des hauteurs. « Quand on grimpe, on finit par faire abstraction du vide : tout ce qui nous préoccupe, ce sont les prises au mur!, révèle l’experte. C’est une approche qui a beaucoup de succès auprès des débutants. » Or, cette technique n’est pas que l’apanage des néophytes. Maria admet y avoir parfois recours en pleine grimpe, lorsqu’elle se sent coincée à une section de la montée. « Me fermer les yeux pendant quelques instants me permet de me connecter à nouveau avec mon corps et de retrouver mon équilibre. Quand je les ouvre à nouveau, je sais aussitôt avec quel mouvement enchaîner. »

Trouver sa voie

Maria m’a fait remarquer qu’avec les yeux bandés, j’ai eu recours à des prises que je n’aurais probablement jamais considérées avec un repérage visuel. « Tu cherchais davantage des prises qui étaient bien situées, qui pouvaient te rendre service… même si elles étaient très petites! Tu avançais aussi de manière plus méthodique, m’a-t-elle indiqué. Les yeux bandés, tu as pris une voie plutôt difficile, où il n’y avait pas beaucoup de prises. C’est un choix que tu n’aurais pas fait si tu avais pu compter sur tes yeux. Ceci t’a obligé à être débrouillarde, en mettant de l’avant de nouvelles stratégies. L’escalade demande parfois d’être créatif et surtout, de ne pas paniquer quand les prises à proximité ne nous conviennent pas. Voici qui nous permet de dépasser nos peurs et nos limites ! »

En somme, avec un bandeau, on prend davantage conscience de son équilibre, du poids de son corps, de sa position dans l’espace. Et on prend moins de risques inutiles : on s’assure d’avoir trois bons points d’appuis avant de bouger l’un des quatre membres. Voici donc un exercice qui est loin d’être futile !

Ça vous dit d’essayer? Voici plusieurs endroits au Québec où en faire l’expérience :

À Laval :

À Montréal :

À Québec :

Pour en savoir plus :
Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade

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Première parution de cet article sur le site de MSN.ca – Sports, le 20 avril 2010: J’ai testé une grimpette à l’aveuglette. Toute reproduction interdite sans la permission écrite de Microsoft et de Marie-Josée Richard.





Adopter pour des raisons écolos : sensé ou exagéré ?

7 06 2010

Par Marie-Josée Richard

Pour limiter les émissions de gaz à effet de serre, l’ONU recommande une réduction des nouvelles naissances. Alors adopter pour des raisons écolos serait dans l’ère du temps? « Absolument » dit un couple engagé, « pas si vite » rétorque un autre.

Moins de naissances, moins d’émissions

«Chaque naissance entraîne non seulement les émissions imputables à ce nouvel être durant tout le cours de sa vie, mais aussi les émissions produites par tous ses descendants», a écrit François Cardinal dans La Presse en novembre dernier . Dans cet article, on apprend plus loin que « les taux de «grossesses non recherchées» sont plus élevés dans les pays industrialisés comme le Canada et les États-Unis (41% en moyenne) que dans les pays en développement (35% environ). Or si rien n’est fait, clame l’UNFPA, la population mondiale pourrait passer de 6,7 milliards à 10,5 milliards en 2050, une situation qui ne ferait qu’aggraver le réchauffement planétaire. » Un nouveau concept serait-il né, celui de concepteur-pollueur?

Une bouche de moins à nourrir sur Terre

Image: Dreamstime

Pour Martin et Caroline , un couple d’enseignants très écolo, l’idée d’adopter mijote dans leur esprit depuis plusieurs années. Selon Martin, la surpopulation est l’un des grands problèmes de l’Humanité. « Ça joue pour beaucoup dans mon désir d’adopter un enfant provenant d’un pays émergent. »

Ce dernier ne tient pas non plus à léguer ses gènes à sa descendance : « Je ne me trouve pas physiquement exceptionnel, au point où je mérite vraiment de me reproduire!» Cependant, Martin souhaite de tout cœur être père un jour, pour pouvoir vivre en famille et transmettre ses valeurs à un autre être humain… des valeurs empreintes de respect pour l’environnement. « De concevoir un enfant alors que la planète est déjà surpeuplée, je ne trouve pas ça logique. Alors adopter, c’est un compromis qui me convient. Je me fais plaisir, tout en respectant mes idéaux écologiques.»

Sa conjointe Caroline se montre plus nuancée. Elle a visité des orphelinats en Afrique et en Amérique du Sud; ceci l’a grandement sensibilisée à la pauvreté ailleurs dans le monde… c’est à partir de ce moment que son rêve d’adoption a commencé à germer. Et puis, elle ne tient pas à tout prix à faire l’expérience de la grossesse. Alors, elle est bien prête à se lancer dans cette aventure avec Martin. Toutefois, si les procédures sont onéreuses ou en viennent à saper sa patience, elle ne dit pas non à un enfant « fait maison ».

Une affaire de tripes et de coeur

Quant à Stéphanie et Nicolas, un jeune couple de la Normandie installé au Québec depuis 5 ans, fonder une famille biologiquement allait de soi. « Pour moi, avoir des enfants, c’est avant tout un acte d’amour… on ne peut pas réduire ça à des enjeux écologiques. Je serais incapable d’être aussi rationnel”, souligne Nicolas. Pour lui, dans ce contexte, les enfants deviennent de la marchandise. Ceci vient toucher une corde sensible. « C’est comme si on nous demandait de recycler au lieu d’opter pour du neuf! C’est insensé! », poursuit le fier papa de la petite Lili, qui aura bientôt deux ans. « Il ne faut pas opter pour ce genre de choix pour se donner bonne conscience!»

Pour Stéphanie, enceinte de six mois, il s’agit d’un choix extrêmement personnel. « Avoir des enfants, c’est pour moi un besoin physiologique, qui me prend droit aux tripes. Mais je ne dirais pas non à l’adoption, dans le cas où on voudrait un troisième enfant… à condition les coûts soient plus accessibles ! »

Quelle que soit votre position sur la question, plusieurs études l’ont démontré : vivre en concordance avec ses valeurs est l’un des principes clés d’une vie remplie de bonheur!

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Première parution de cet article le 23 mars 2010 sur le site de MSN.ca – Environnement: Adopter pour des raisons écolos : sensé ou exagéré ? Toute reproduction de cet article est interdit sans la permission écrite de Microsoft et de Marie-Josée Richard.





Parkinson – Quand les pesticides donnent la tremblote

7 06 2010

Par Marie-Josée Richard

De la lenteur et des raideurs musculaires, des problèmes d’équilibre, des tremblements empêchant le contrôle des mouvements, tels sont les symptômes de la maladie de Parkinson, soit la deuxième maladie neurodégénérative la plus diagnostiquée après l’Alzheimer. Voici que des chercheurs israéliens pointent du doigt un coupable : les pesticides !

Quand les pesticides s’en vont aux champs

Image: Dreamstime

C’est en février dernier que l’on apprenait l’existence d’un lien entre les pesticides et le Parkinson. Selon le Dr Rafiq Masalha, à la tête de cette étude-choc, la dispersion par avion de pesticides dans les champs serait en cause. «Il a été prouvé que l’inhalation de pesticides affecte la production de dopamine», soit un neurotransmetteur du cerveau faisant défaut dans le cas de la maladie de Parkinson.

En France, ce sont les agriculteurs qui constituent le groupe de travailleurs le plus exposé aux pesticides, ainsi donc, le plus à risque de développer le Parkinson. En effet, c’est ce qu’a démontré une étude de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM). Toutefois, aucune donnée ne précise les risques encourus par la population en général.

Quand les pesticides protègent les cultures

Selon un récent rapport publié par le Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs, le secteur de la production de végétaux est celui accaparant la plus grande part du marché des pesticides vendus au Québec, soit 79,1 % des ventes totales en 2001, avec 59 % d’herbicides, 17,9 % de fongicides et 12,6 % d’insecticides.

On apprend aussi dans ce document qu’« en milieu agricole, les pesticides sont utilisés pour protéger les cultures contre une multitude d’organismes nuisibles, tels que les insectes, les acariens, les plantes indésirables, les maladies parasitaires et les rongeurs. Les pesticides peuvent aussi servir à la protection des animaux d’élevage contre certains organismes nuisibles. »

Selon Le Point, de nouveaux résultats apportent la preuve que « le risque d’être atteint de Parkinson augmente avec le nombre d’années d’exposition aux insecticides et qu’il est principalement lié à l’usage de certains insecticides dits de type organochloré. » Heureusement, ce type de pesticides, dits organochlorés (aldrine, chlordane, DDT, dieldrine, endrine, heptachlore, hexachlorobenzène, mirex, toxaphène), ne sont plus en usage au Canada depuis 2004, suite à la signature de l’entente de la Convention de Stockholm du Programme environnemental de l’ONU. Toutefois, il n’a pas encore été démontré quels pouvaient être les autres pesticides susceptibles de faire naître la maladie chez l’humain.

Quand l’alimentation fait partie de la solution

Image: Dreamstime

Les traitements sont quasi inexistants pour le moment, voici pourquoi on mise beaucoup sur la prévention… par l’alimentation. Selon une équipe de l’Université du Québec à Trois-Rivières, pour prévenir l’apparition et l’évolution de la maladie, on devrait valoriser ces aliments : le vin rouge, le raisin rouge, le thé vert, les oignons et le Ginkgo. Ces derniers contiennent deux substances protectrices : le resvératrol et la quercétine. « Ce n’est pas un médicament miracle, mais une stratégie préventive, une thérapie complémentaire pour améliorer la qualité de vie des patients », a indiqué la chercheuse Maria-Grazia Martinoli.

La maladie de Parkinson touche 25 000 Québécois et 4 millions de personnes dans le monde… mais leur nombre pourrait doubler d’ici 2030. Des chiffres à faire trembler.

Pour en savoir plus :
Société Parkinson du Québec

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Première parution de cet article sur le site de MSN.ca – Environnement: Quand les pesticides donnent la tremblote, en date du 15 mars 2010. Toute reproduction interdite sans la permission écrite de Microsoft et Marie-Josée Richard.





Top 10 – les entreprises les plus admirées des Québécois

7 06 2010

Par Marie-Josée Richard

Grâce à un sondage exclusif Les Affaires / Léger Marketing, on sait désormais ce qui se passe dans la tête du Homo économicus québécois. Le message est lancé : les entreprises offrant du réconfort, du « pas cher » ou du gratis ont la cote.

Les Québécois en mode écono

Avant de lister les entreprises les plus admirées des Québécois, il faut tout d’abord jeter un coup d’œil au contexte économique. « Un haut taux d’endettement et d’importantes difficultés à économiser, c’est la réalité de la majorité des ménages québécois » a souligné M. Christian Bourque, vice-président recherche chez Léger Marketing. « L’année dernière, le revenu réel des Québécois a à peine accru alors que l’endettement a augmenté. » Conclusion : les Québécois misent sur des stratégies qui permettent d’économiser! C’est un temps de vache maigre…

Avoir plus pour moins

Même la malbouffe a la cote! (Image: Dreamstime)

Winners, McDonald, Burger King, Home Depot, Loblaw, Proxim, Brunet, Coca-Cola, Tanguay, Dollarama, Costco… selon M. Bourque, ces entreprises risquent de bien performer cette année. En 2010, la modération des dépenses a bien meilleur goût… « On réhabilite même la malbouffe » dit M. Bourque. « Les repas McDo à 6$ redeviennent intéressants! » Selon le pro de la recherche au Québec, 2010 peut vraiment être baptisée l’année de la frugalité!

Ce qu’il faut retenir : les commerces de proximité, pour l’achat de produits et services au quotidien, se classent bien. La bonne performance des entreprises du secteur des pharmacies et des épiceries en est la preuve. « On cherche les alternatives les moins chères : des mots clé comme rabais et escomptes sont plus populaires que jamais! »

Voici le top 10 des entreprises les plus admirées des Québécois:

10 – Les épiceries Métro

« Au lieu d’aller au resto, on va se faire une bonne bouffe à la maison », précise M. Bourque. Rappelons que c’était d’ailleurs le message sur lequel misait l’épicier pour convaincre les consommateurs dans les campagnes publicitaires, avec la comédienne Guylaine Tremblay comme porte-parole.

8e et 9e rang (ex-aequo) : Bureau en Gros et Pharmaprix

« Pas étonnant, ce sont des commerces de proximité » dit M. Bourque. Pour Simon Langlois, le spécialiste de la consommation à l’Université Laval, « la popularité de Bureau en Gros s’explique par sa promesse tenue, celle du plus bas prix » (Journal Les Affaires).

6e et 7e rang (ex-aequo) : Rona et Honda

« Rona réflète bien les valeurs comme do it yourself », estime M. Bourque. En temps de crise, les gens préfèrent bricoler ou rénover plutôt que d’acheter du neuf. « La présence de Honda s’explique surtout du fait qu’il s’agit d’une marque forte, un emblème de fiabilité, qui reçoit très peu de commentaires négatifs, année après année. »

5- CAA Québec

Selon le spécialiste de Léger Marketing, il n’y a pas de surprise si CAA-Québec a réussi encore une fois à se classer dans le top 10 : l’entreprise offre une panoplie de services et a su s’associer à un grand nombre de marques, et ce, en faisant des choix très judicieux. Dans l’esprit des consommateurs, la marque évoque la sécurité et l’utilité. De plus, l’entreprise sait être à l’écoute de ses clients : M. Bourque a même qualifié CAA de « champion du partenariat avec le consommateur ».

4- Sony

Comment expliquer la présence de cette importante entreprise en quatrième place du palmarès? Dans le journal Les Affaires, édition du 20 au 26 février 2010, le Dr Karl Moore, directeur associé de la Faculté Desautels de l’Université McGill se montre éclairant : « Les boutiques Sony sont très cool (…) De plus, les ventes de télévisions à écran plat explosent. »

3- Jean-Coutu

« On trouve de tout… même un ami ». Le slogan plait encore, bien que les pharmacies Jean Coutu aient glissé de la première à la troisième place cette année. Encore une fois, il s’agit d’un commerce de proximité, qui apporte du réconfort… à peu de frais!

2- Le Cirque du Soleil

L’entreprise de renommée internationale, ayant son siège social à Saint-Michel à Montréal, figure au numéro deux du classement pour une deuxième année consécutive. Christian Bourque commente : « Que Guy Laliberté soit allé dans l’espace ou non, l’entreprise est devenue un symbole. Il y a rien à son épreuve ».

Simon Langlois, le spécialiste de la consommation à l’Université Laval, est cité à ce propos dans Les Affaires : « C’est la fierté qui explique le succès de sociétés comme Le Cirque du Soleil (2e), Bombardier (17e) ou Cascades (20e). Ces sociétés ont du prestige, nous en sommes fiers, nous nous reconnaissons en elle. »

1- Google

Roland Aubert, vice-président, identités et cultures de marques, de Nolin Branding et Design, s’est confié au Journal Les Affaires : « Leur première position ne m’étonne pas, je suis juste surpris que cela ait pris autant de temps. C’est la marque qu’on utilise le plus. Elle est implantée dans nos vies, on a même un verbe tiré de son nom : Googler. »

Ce n’était qu’une question de temps avant que Google devienne no 1 au Québec? En effet, la marque avait déjà remporté la palme des entreprises les plus admirées des Canadiens l’an passé… et s’était classée au 7e rang au Québec en 2009. Rappelons que cette année, seulement 3% des répondants ne connaissaient pas Google.

Fait annoté par Christian Bourque : « C’est la première fois qu’une marque étrangère vient se hisser en tête du palmarès. » Son explication? « La plupart des gens utilisent Google plusieurs fois par jour, que ce soit pour faire une recherche ou pour connaître un trajet via Google Maps. La marque se montre non seulement d’une utilité remarquable… ses services sont surtout gratuits! » Qu’est-ce que les Québécois pourraient-ils demander de plus?

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J’ai assisté à la présentation de Christian Bourque, vice-président recherche de Léger Marketing, lors du déjeuner Les Entre-Vues du HEC, tenu à 7h15 jeudi le 18 février 2010.

Sources :
Endettement record des ménages canadiens (Le Devoir)
Google, l’entreprise la plus admirée des Québécois (Les Affaires)
Jean Coutu, la plus admirée des entreprises au Québec en 2009 (Infopresse)
Journal Les Affaires, du 20 au 2 février 2010.

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Première parution de cet article le 22 février 2010 sur le site de MSN.ca – Finances: Les entreprises les plus admirées des Québécois . Toute reproduction interdite sans la permission écrite de Microsoft et de Marie-Josée Richard.





Capoeira: une mise en forme à la brésilienne!

24 04 2010

Par Marie-Josée Richard

Vous avez toujours voulu avoir élégance, style et équilibre? Alors, pourquoi ne pas essayer la capoeira? Cet art martial venu du Brésil se définit comme étant une danse simulant un combat ou encore, un combat simulant la danse! Entrez dans la roda, ce cercle où deux joueurs peuvent s’affronter… sans jamais se toucher! Et on peut en faire, même à Montréal! Que legal!

La capoeira à travers les siècles

Aux racines de la capoeira, la culture africaine. Entre 1540 et 1800, plus de deux millions d’esclaves du continent noir ont été forcés à travailler sur des plantations de canne à sucre ou de café au Brésil. On leur interdit alors de renouer avec leur culture par le chant ou la danse. En réaction à cette oppression, les esclaves ont développé en secret cette nouvelle forme d’expression, la capoeira, signifiant « en se cachant dans les herbes ».

Puis, dans les années 60 et 70 du siècle passé, la capoeira s’est transformée radicalement. On a délaissé l’aspect expressif, simple et spontané pour instaurer un cadre plus rigoureux, inspiré des arts martiaux asiatiques. ” Au Brésil, la capoeira est presque plus populaire que le soccer! C’est un art martial qui se combine à de la musique, de la danse et de l’autodéfense! » lance Sapo Alves, un adepte de la capoeira. Saviez-vous que la capoeira est à présent l’un des arts martiaux se répandant le plus rapidement à travers la planète ?

Quelles sont les qualités recherchées?

« Ce n’est pas un préalable d’avoir déjà suivi des cours de danse ou pratiqué un art martial, mais ceci peut grandement aider » soutient Dominic Antoine, un professeur de capoeira à Montréal ayant fait ses armes en breakdance, en hip hop, avec les danses latines et plusieurs arts martiaux avant de se mettre sérieusement à la capoeira, il y a douze ans.

Ne devient pas un bon capoeiriste qui veut : même le parfait gymnaste pourrait ne pas y exceller. « La difficulté réside à intégrer les mouvements dans un petit cercle. Même si vous savez faire un saut arrière, il n’est pas dit que vous arriverez à le faire lors de la roda. » précise Disnei Da Costa Melo, professeur au Centre culturel brésilien à Montréal et adepte de la capoeira depuis 23 ans. À des niveaux avancés, les capoeiristes, soit les joueurs de la capoeira, mettent de l’avant des mouvements acrobatiques parfois très spectaculaires… et ce, sans chorégraphie !

« Les deux plus importantes qualités du capoeiriste sont la force et la flexibilité, mais il ne faut pas négliger non plus l’équilibre, la coordination, sa personnalité, ses habiletés à improviser et à être original… et savoir chanter! » dit celui que l’on surnomme Peninha, soit « petite plume » en portugais. Il est d’avis que les meilleurs élèves sont ceux qui sont motivés à apprendre… et qui sauront pratiquer sans relâche pour perfectionner leur art !

Une discipline qui touche l’esprit

« À force de pratiquer cette discipline, elle finit par faire partie de nous. À l’extérieur des cours, on fredonne les chansons et on pense constamment aux mouvements. En ce sens, la capoeira peut devenir une religion! » estime Disnei Da Costa Melo.

« À la manière d’une partie d’échec, la capoeira peut être très exigeante mentalement : il faut réfléchir, prévoir les coups de son adversaire et être tactique pour le faire tomber dans nos pièges. » révèle Dominic Antoine, professeur à l’école Formada Pirata. « À force de pratiquer, on en vient à avoir plus de discipline et de confiance en soi. On développe un meilleur contrôle de ses émotions et de ses impulsions; on apprend aussi à se connaître et à respecter ses limites » confie le professeur.

« Les bénéfices de la capoeira sont sans fin. Non seulement vous améliorerez votre force physique, votre flexibilité et vos réflexes, vous développerez aussi vos talents musicaux, tout en découvrant une culture dotée d’un riche héritage historique. »écrit Mestre Poncianinho dans le livre Essential Capoeira – The Guide to mastering the art. Tentant, n’est-ce pas?

La capoeira, c’est pour qui?

« Quel que soit votre âge, votre nationalité ou votre forme physique, on peut pratiquer la capoeira. » insiste Peninha. Une dame de 70 ans a même déjà participé pendant près d’un an au cours de Dominic Antoine… comme quoi il n’y a pas d’âge pour avoir la capoeira dans le sang!

Qui devrait essayer? « Surtout ceux qui aiment se lancer dans de nouvelles activités et relever des défis » de poursuivre le maître capoeiriste. Sachez que les chansons ainsi que les noms des instruments et des mouvements sont en portugais. On doit donc être ouvert aux rites et au folklore brésiliens, mais aussi… être prêt à apprendre une langue étrangère! Você jà fala portugues ? Que legal! (Vous parlez déjà le portugais? Super!)

Comment se déroule un cours?

La séance s’ouvre avec des étirements suivis d’échauffements comme du jogging, des redressements assis ainsi que des push-ups. Puis, on enchaîne avec des mouvements répétitifs de bras et de jambes comme des coups de poing, des coups de pied ainsi que différentes esquives. Puis, on vous montrera comment les enchaîner de la manière la plus fluide possible. Finalement, vous serez invités à participer à un duel, dans ce cercle appelé la roda. Ce sera à vous de jouer!

Quoi apporter? Une bouteille d’eau ; c’est qu’on peut brûler 500 calories en une seule séance ! En ce qui a trait à votre tenue vestimentaire : misez avant tout sur le confort. Un ensemble fait de matière extensible comme une camisole sport et des pantalons de jogging ou de yoga sont de mise. Des souliers de course? Ils ne sont pas nécessaires, car on pratique la capoeira pieds nus! Bonne roda!

Où en faire?

À Montréal :

Centre culturel brésilien à Montréal

Formado Pirata - (514) 812-0149

En Estrie :

Graduado Takaka

Livres sur la capoeira (disponibles à la Bibliothèque nationale) :

Capoeira, ou, L’art de lutter en dansant, par Cécile Bennegent, aux Éditions Noisy-sur-École, 191 pages, 2006.

Essential capoeira : the guide to mastering the art, par Mestre Ponchianinho, aux éditions Berkeley, 128 pages, 2008.

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Première parution de cet article dans le no 33 du magazine Mieux-Être, soit en novembre 2009.

Vous avez aimé ce texte? Merci de ne pas le reproduire sans la permission écrite de Marie-Josée Richard, en respect de ses droits d’auteur. Pour toute question sur les droits d’auteur, consultez le site de l’AJIQ et de Copibec.

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10 trucs pour planifier en beauté vos vacances estivales !

22 04 2010

Par Marie-Josée Richard

Image: Dreamstime

Il commence à faire beau, le soleil se réchauffe, les vélos circulent sur les voies cyclables comme la sève dans les arbres.Ça fait rêver!

Et moi, qu’est-ce que je vais faire cet été? Les projets commencent à germer dans mon esprit, en même temps que les feuilles et les fleurs se montrent le bout du nez.

Les idées abondent: des défis sportifs à vélo (dont Pédaler Montréal-Québec à vélo en un jour), nuits à la belle étoile, Le Grand Tour de Vélo-Québec, randonnées dans les Adirondack avec des passionnés de plein air de Bougex, expédition en Gaspésie pour visiter mon ami Max? Le temps va-t-il me manquer? Fort probablement. C’est l’heure des choix!

Je pense que cet article est tout à propos pour vous aider à vous organiser en vue de l’été, qui approche à grand pas. Même si vous êtes du type à décoller à l’étranger de manière improvisée, quelques préparatifs s’imposent. Voici qu’être un voyageur averti pourrait vous faire économiser gros et vous épargner bien du stress, la belle saison venue.

1) Mettez vos priorités à la bonne place !

Votre liste de résolution 2010 fait deux pages? Peut-être surestimez-vous vos capacités ! La coach d’affaires Sylvie Dagenais conseille un maximum de cinq objectifs. Vous augmenterez ainsi vos chances de succès. Votre projet « vacances 2010 » est réellement important pour vous? Assurez-vous alors de le classer tout en haut de vos priorités de l’année !

2) Épargnez pardi!

« Bien des gens ne prennent pas le temps d’organiser leur budget en prévision des vacances d’été. » souligne Mme Dagenais. « Résultat ? Ils doivent écourter leurs vacances ou se voient contraints de choisir une destination moins excitante, faute de fonds. D’autres garderont le cap, mais s’endetteront lourdement. » Son message : soyez responsables ! Prenez le temps d’évaluer vos capacités d’épargne d’ici à votre départ. Vous partirez ainsi l’esprit léger… et le retour n’en sera que plus confortable!

3) Laissez germer les idées… et rêvez !

Dans un premier temps, collectez de l’information sur les options qui s’offrent à vous : bouquinez à la librairie ou à la bibliothèque, mettez la main sur des guides ou des magazines de voyage, assistez à une présentation des Grands Explorateurs, commandez des brochures auprès des agences touristiques gouvernementales, réalisez des recherches sur Internet et consultez des forums de voyage. Saviez-vous que les membres de CAA-Québec ont accès à des rabais et à des documents gratuitement ? Renseignez-vous !

4) Maintenez votre motivation à son zénith !

Vous n’arrivez pas à mettre un seul dollar de côté ? Récompensez-vous à chaque tranche de 100$ épargnée. Une autre idée pour rester motivé est de vous construire un tableau de vision : collez-y des articles de journaux, des photos et des images vous rappelant la destination. Ceci rendra votre objectif vivant au quotidien. Vous pouvez aussi démarrer un décompte, c’est que votre départ approche ! Décollage dans 3, 2, 1… c’est parti !

5) Savez-vous « couchsurfer » ?

Vous désirez aller visiter l’habitant à l’étranger ? Visitez le site CouchSurfing. Un des avantages de se prendre d’avance : avoir du temps pour trouver les parfaits locaux. Avoir des atomes crochus avec vos hôtes fait partie prenante d’un séjour réussi ! Assurez-vous d’avoir assez de détails dans votre profil : les membres du réseau vous feront confiance plus aisément.

Pisst: si vous avez besoin de conseils sur comment utiliser efficacement CouchSurfing, faites-moi signe. En effet, j’ai utilisé ce service à maintes reprises en voyage, même au Brésil et au Portugal. Pratique non seulement pour l’hébergement, mais aussi pour faire des rencontres express, question de ne pas visiter la ville en solo ou sortir sans ami! Pour la voyageuse solitaire que je suis souvent, c’est une magnifique ressource! Et j’ai fait de superbes rencontres. Un bonjour tout spécial à Socorro, Âna, Marcel, Manuel, Barbara, Ricaaardo, James, John, Cristina, Karol, Gabi et de nombreux autres! Beijos!

6) Pour un road trip qui roule rondement !

Vous prévoyez partir à l’aventure à vélo ou en voiture ? Primo, procurez-vous un GPS et dressez votre itinéraire ! Deuxio, inscrivez-vous à des cours de mécanique; si votre vélo fait défaut, vous pourrez le réparer sur le champ ! Tertio, faites inspecter votre véhicule et réalisez les entretiens de base avant de partir. Ces quelques précautions pourraient vous éviter des arrêts obligés en cours de route… et vous sauver des dépenses onéreuses imprévues, qui ne sont jamais les bienvenues !

7) Mettez de la chair autour de l’os !

La coach d’affaires et professionnelle Sylvie Dagenais vous suggère d’accoler des plus petits objectifs en lien avec votre projet de vacances. En voici quelques exemples :

- Vous irez à la plage? Peut-être aimeriez–vous avoir une silhouette svelte? Inscrivez-vous au gym quelques mois avant le jour J !

- Vous ferez un voyage culturel ? Empiffrez-vous de lectures historiques ou suivez des cours pour maîtriser la langue du pays !

- Vous partirez en expédition en kayak de rivière ? Peaufinez vos techniques d’escamotage à la piscine durant la saison froide ! Dès que les rivières du Québec le permettront, allez mouiller votre embarcation !

- Vous avez choisi une croisière ? Peut-être aimeriez-vous redorer votre garde-robe pour avoir des tenues de soirée dignes des films de James Bond ! Ô combien excitant !

8) Devenez échangiste !

Saviez-vous qu’il est possible de faire un échange de maison, d’appartement ou de chalet avec d’autres voyageurs de la Belle Province ou de l’étranger ? Vous pourriez avoir accès à leur splendide demeure et peut-être même à leur véhicule de promenade sans qu’il ne vous en coûte un sou… à condition que vous fassiez de même !

Voici quelques sites à privilégier dans vos recherches : Échange de Maison, Troc Maison ou encore Échange Immo.

9) Profitez des soldes au vol !

Vous prévoyez passer plusieurs semaines à skier au Chili l’été prochain ? N’attendez pas le mois de juillet pour changer votre équipement de ski ! Il est à parier que vous paierez plus cher et aussi, vous aurez beaucoup moins de choix ! Courez les soldes dès la fin de la présente saison hivernale !

10) Traînez dans les salons urbains !

Vous avez raté le Salon International Tourisme Voyage qui avait lieu en octobre ? Reprenez-vous avec le Salon Vacances et Gastronomie, qui a lieu à Québec au mois d’avril chaque année. Vous désirez que vos jeunes vivent une expérience d’été inoubliable ? Rendez-vous au prochain Salon des Camps de vacances 2010.

Pour en savoir plus, consultez les sites suivants :

Salon Tourisme Voyages

Salon Vacances et Gatronomie

Salon des Camps de vacances

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Première parution de cet article sur le site de MSN.ca, section Finances, le 24 février 2010. Toute reproduction interdite sans la permission écrite de MSN.ca (Microsoft) et Marie-Josée Richard.





Regina à la Brasserie RJ – Les retrouvailles de la promo 1995

25 03 2010

Par Marie-Josée Richard

15 ans déjà, tel était le titre de cette mémorable soirée de retrouvailles, organisée avec brio par Emmanuelle Brière et Sylvie Coutu.

C’est dans le décor de la Brasserie R.J., près du parc Laurier à Montréal, que 70 des quelques 350 finissantes du Collège Regina Assumpta – Promotion 1995 se sont réunies, en ce samedi 13 mars 2010, à 19h.

Retrouver des amitiés d’hier

Beaucoup d’émotion? C’est peu dire. Des cris aigus de surprise fusaient de toutes parts. Les embrassades et accolades n’en finissaient plus. On prenait inlassablement des photos et distribuait allègrement des cartes d’affaires. Mais quoi répondre à cette énigmatique question, qui était pourtant sur toutes les lèvres : « Qu’est-ce que tu deviens? ».

En effet, par où commencer pour résumer ces quinze années? Parmi les mots clés volés au hasard des conversations : bébé, travail, séparation, enfant, amoureux, mari, chum, accouchement, mariage, voyages, profession, maison, diplôme, job, congé de maternité, conciliation travail-famille…

Étrangement, malgré ces grands bouleversements de la vie, on dirait que rien n’avait vraiment changé. C’est comme si ces amitiés ne s’étaient pas laissées pour bien longtemps. En fait, si on était tant à l’aise, c’est peut-être parce que l’on retrouvait toutes une partie de nous-mêmes, dans cette cuvée de Réginiennes, portant le sceau 95.

Mon grain de sel tout personnel – Elles n’ont pas changé une miette: Fanny Gendron est toujours aussi volubile et énergique, Danny Savoie est toujours aussi boufonne, Julie Pépin toujours aussi moqueuse, Valérie Martin toujours aussi sensible et souriante, Catherine St-Georges toujours aussi chaleureuse, Karine Amatto toujours aussi ironique, Mylène Portelance toujours aussi… Mylène! Que c’était bon de vous revoir les filles !

La plus belle soirée du monde!

Encore une fois, Béatrice Noël était à l’aise comme un poisson dans l’eau dans son rôle d’animatrice. Elle nous a bien fait rire avec ses anecdotes puis avec ses jeux questionnaires, comme celui où il fallait lister le plus de finissantes travaillant à présent avec les enfants!  Pour les gagnantes, une bouteille de vin! La présence de l’alcool et l’absence de parents, de professeurs et de « Regina, la plus belle école du monde » dixit Sr Annette, nous rappelaient finalement qu’on avait vraiment vieilli… de 15 ans, déjà?

Karyne Lecault a fait revivre en cappella « Le fils de Superman », popularisée par Céline Dion et écrite par Luc Plamondon. Il s’agissait d’un clin d’oeil à notre deuxième secondaire (pour celles qui s’en souviennent, elle l’avait chanté lors d’un spectacle au sous-sol de l’Église Saints Martyrs Canadiens en 1991). Encore une fois, les larmes étaient au rendez-vous.

Vers les 21h, les plus pimpantes sont allées se trémousser sur des airs comme Pump up the jam – pump it up, why your feet are stomping? du groupe Technotronic, Voyage Voyage de Desireless – Voyage voyage, Plus loin que la nuit et le jour, Voyage, Dans l’espace inoui de l’amour, Voyage voyage, Sur l’eau sacrée d’un fleuve indien, Voyage, Et jamais ne reviens…), puis d’autres d’actualité… devant l’air incrédule des quelques (ô pauvres) gars, qui avaient sûrement été traînés de force par leur douce moitié.

On se retrouvera aux six mois ?

La seule ombrage à ce tableau : on aurait bien aimé retrouver davantage de finissantes. Ceci dit, cette rencontre n’est sûrement pas la dernière. Nombreuses sont les filles à s’être manifestées : on n’attendra pas 15 ans avant de se revoir!

Pour connaître les prochaines activités, vous n’aurez qu’à suivre les informations de la page Facebook du groupe “Regina Assumpta – Promotion 1995″. Il y avait dans l’air une volonté de se rencontrer tous les six mois pour un brunch festif… d’ici aux prochaines retrouvailles, qui devraient avoir lieu dans 5 ans. Pour celles qui n’ont pas pu être de l’événement, tenez-vous le pour dit, on vous veut parmi nous en 2015.

D’ici là, passez le mot aux Réginiennes de la promo 1995 autour de vous et régalez-vous des photos de la soirée du 13 mars 2010 sur Facebook. « On se reverra – dans 5 ans-  même heure, même jour, même poste… » comme aurait dit Patrick Bruel.

Encore bravo à Manue et Sylvie pour cette brillante initiative!
Pour joindre nos organisatrices dévouées: manue_briere@hotmail.com et scoutuster@gmail.com.

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Cet article paraîtra aussi ce printemps dans le bulletin de l’ACRA, soit l’Association des anciennes du Collège Regina Assumpta.





Le Tuvalu: Derrière son décor idyllique, une dure réalité économique

20 03 2010

Image: Dreamstime

On a surtout entendu parler du Tuvalu dans le cadre du Sommet sur les changements climatiques, tenu à Copenhague en décembre dernier.

Ce minuscule pays, qui abrite un peu plus de 12 000 habitants, est le deuxième pays le moins peuplé derrière le Vatican et le moins populeux de tout l’Océanie. Il pourrait bien être le premier archipel à disparaître en raison de la montée des océans, résultat du réchauffement climatique. Vers 2050, c’est là que l’on pourrait compter les premiers réfugiés environnementaux de la planète, statut pourtant encore non reconnu par l’Organisation des Nations Unies (ONU).

Le Tuvalu, c’est un regroupement de neuf atolls coralliens, soit Funafuti, Nanumea, Nanumaga, Niutao, Nui, Niulakita, Nukufetau, Nukulaelae et Vaitupu. Situé dans le milieu du Pacifique, aux larges des eaux australiennes, cet archipel couvre une surface totale de 26 km carrés. Parmi ses voisins plus connus, la Nouvelle-Calédonie ainsi que les les îles Salomon, Fiji et Samoa.

Vaiaku, le village principal, sur l’atoll de Funafuti se trouve sur l’îlot de Fongafale, qui fait 12 kilomètres de long. L’endroit le plus large de l’île, abritant la piste d’aéroport, avoisine les 400 mètres. Disons qu’on en a vite fait le tour…

De quoi vit-on au Tuvalu?

Image: Dreamstime

Le Tuvalu s’en tire grâce à la production de coprah (fibre de la noix de coco permettant la fabrication d’une huile, bonne comme combustible industriel), du commerce de timbres, de la vente de sites de domaines se terminant en .tv, de la vente de quotas de pêche à des flottes japonaises et américaines. De nombreux résidents de l’île travaillent aussi dans l’industrie du phosphate, sur une île voisine, Nauru. Bien des Tuvaluans dépendraient cependant des maigres recettes provenant de l’artisanat, de la pêche locale et de l’agriculture de subsistance. En effet, 70% des activités de la population ferait partie de l’économie informelle du pays.

.tv? Le .ca est aux Canadiens, ce que le .br est aux Brésiliens. Le .tv est le nom de domaine réservé aux Tuvaluans. Toutefois, en 2000, le gouvernement du Tuvalu a décidé de confié la gestion et la vente de noms de domaines se terminant à .tv à une entité nommée dotTV, en échange de 50 millions de dollars pour 12 ans. En effet, c’est que bien des compagnies audiovisuelles et des sites pornographiques ailleurs sur la planète sont prêts à payer bien cher pour pouvoir se munir d’une telle finale dans leur adresse url. Voici qui a créé bien de remous, cet argent étant considéré comme impur par une vaste majorité de la population, à 97% catholique. Cependant, ces recettes représentent tout de même 10% du budget de l’état, montant surtout utilisé pour la construction de routes.

Et l’industrie du tourisme dans tout cela?

À cause de son éloignement et des frais élevés de transport qui en découlent, l’archipel compte seulement une poignée de touristes chaque année. On préfère alors les îles Fiji ou les îles Marshall. La plupart des visiteurs venant au Tuvalu se rendent à Funafuti, l’atoll le plus peuplé du pays. Parmi eux: des politiciens ou des représentants de différents gouvernements, des travailleurs sociaux, des consultants, des écologistes ou des coopérants humanitaires.

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Pour en savoir plus sur le Tuvalu à Copenhague, lisez ces articles parus dans Le Monde, dans Le Courrier international, dans ParisMatch.

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Le Tuvalu: Derrière son décor idyllique, une dure réalité économique, tel était le sujet de ma chronique à Terre des Hommes, lundi le 22 mars 2010, entre 9h et 10h, sur les ondes de 101,5 FM .








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