J’ai survécu à mon baptême de l’air. Eh oui, ce matin était ma première expérience officielle à la radio. Si vous avez lu mon dernier billet, vous étiez déjà au courant: MJ en ondes à CIBL 101,5 FM. Pour une débutante, je pense que j’ai fait ça comme une pro.
L’équipe matinale est plutôt chaleureuse et accueillante: l’animateur Sylvain Fortier me rend la vie facile et le présentateur des nouvelles du sport, Étienne Martel est plutôt sympathique aussi. Un petit 10 minutes de vélo (la station est sur Pie-IX, un peu au sud de Hochelaga) et des sourires pour commencer la journée, ya pas à dire, ça se prend drôlement bien. Et avec mon père qui n’arrête pas de me chanter qu’il me voit comme étant la prochaine Charles Tisseyre (pas plus tard qu’hier soir alors qu’on soupait en tête à tête au St-Hub), il faut bien que je commence à quelque part, non? Avant que je me retrouve à animer une émission comme Découvertes, j’ai bien des croûtes à manger vous savez (mais ça, mon père ne semble pas le comprendre).
Alors ce matin sur les ondes de Radio-Montréal, j’ai présenté quatre capsules en ligne cette semaine sur le site de l’Agence Science Presse : 1) La science a besoin d’ambassadeurs, 2) Envie d’embarquer sur un transarctique, 3) Les chimpanzés attrapent aussi le sida 4) N’ayez pas peur de vos gênes.
Je sais que certains d’entre vous n’ont pas pu me suivre en direct. Je vais tâcher de mettre mes capsules radio en ligne sur mon blogue – ici même – mais donnez-moi un peu de temps car je ne sais pas comment m’y prendre! Il vous faudra donc être patient un peu! J’y travaille!
Sachez que vous pourrez aussi m’entendre ce vendredi, entre 7h et 9h à CIBL. Je présenterai mes chroniques “Un Montréal international”, où je parlerai à chaque semaine (sauf le 14 et le 21 août car l’animateur est en vacances) des différentes ethnies présentes à Montréal.
De retour de voyage, j’avais envie de me sentir encore à l’aventure dans ma propre ville, à la rencontre de d’autres cultures. Cette semaine: le quartier portugais de Montréal. Pourquoi pas? J’ai déjà écrit un billet à ce sujet: Lusophonie, quand tu nous tiens et puis quoi, je suis de retour du Portugal que depuis 2 semaines et quelque! À vendredi les amis(es)!
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Vive l'émission Les Oranges Pressées!
À compter de ce mercredi (5 août 2009), vous pourrez entendre ma mélodieuse voix, sur les ondes de CIBL 101,5 FM entre 7h30 et 9h00! Eh oui, Marie-Josée Richard célèbrera sous peu son baptême de l’air!
C’est que je fais nouvellement partie de l’équipe de l’émission Les Oranges Pressées,animée par Sylvain Fortier. Je vais présenter à chaque mercredi matin quatre capsules Science de l’Agence Science Presse; je prends la place de Magali Bourrel, une amie journaliste.
Un autre matin de la semaine, je vais présenter mes chroniques perso sur un aspect inusité de Montréal. Je ne vous en dis pas plus: ouvrez votre radio et tendez grand vos oreilles!
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Je me rappelle de ce livre, posé dans la bibliothèque de mon père. Je le soutenais du regard, sans oser l’ouvrir. Je crois qu’à lui seul, le titre était assez révélateur. J’en suis venue à y croire: les hasards n’existent pas. Rien n’arrive pour rien.
Mercredi, je me suis levée tard. Encore une fois, c’est qu’ici, on veille tard. (Pour savoir ce que j’ai fait hier soir : Danser le tango puis aller au Tejo!) Un déjeuner composé d’une omelette à midi (pour faire changement!!), quelques appels via Skype, des courriels et des photos sur Facebook plus tard, je me décide à sortir.

En attendant Zac à la station Cais do Sodré.
Avant de prendre la clé des champs, je prends une chance: je donne rendez-vous à Zac, un Américain de 21 ans à l’air sympathique (du moins à en voir sa photo sur le réseau CouchSurfing), en visite à Lisbonne. En ligne au même moment, il me répond rapidement. Il accepte: station Cais do Sodré pour 15h. Coooool! On va aller visiter ensemble Belém, un quartier de Lisbonne rempli de petits bijoux historiques. Après 30 minutes d’attente au lieu de rencontre, pas de Zac. La vie est ainsi, ça ne marche pas toujours comme on le pense. That’s the way it goes. Je pars en tramway pour Belém, une grosse dépense de 1,40 Euro.
Je suis époustouflée par la beauté du Monastère de Jeronimo. Je prends mille et une photos, c’est tellement grandiose. À un mètre de moi, un gars avec un affro, il ressemble étrangement à la photo de ce gars à qui j’ai écrit sur CouchSurfing. «Are you Zac? » lui ai-je demandé hésitante. « MJ? ». Eh oui, les hasards n’existent pas! Avec tous les touristes qu’il y a autour, on aurait pu jamais se voir.

Monastère de Jéronimo, Lisbonne.

Un arrêt obligé pour manger des pâtisseries portugaises, dont un pastel de nata.
Mais ceci est encore plus drôle : alors que je m’en venais ici (arrêtant dans un parc prendre quelques clichés, puis arrêtant prendre un café, jus d’orange et quelques pâtisseries, puis arrêtant acheter quelques babioles, puis arrêtant essayer quelques robes soleil), Zac et sa comparse Martina, s’en venaient à pied à partir de Cais do Sodré jusqu’à Belém. Résultat? On était synchronisé pour se retrouver. Parfois, je me dis que je dois avoir des antennes. Ça doit être mon petit côté Maya L’Abeille.

Zac et Martina, mes amis du jour à Belém de Lisbonne.
Ainsi donc, j’ai passé le reste de la journée avec ces deux charmantes personnes : lui vient de Santa Barbara et elle, de Toronto. Ils ont fait connaissance dans l’auberge de jeunesse où ils crèchent. On visite ensuite la tour de Belém (Torre de Belém) puis le Monument des Découvertes.
En marchant à côté des marinas, j’aperçois des bateaux avec des drapeaux Ericsson. Se pourrait-il que ce soit les bateaux de course de la World Racing Cup, que mon ami Vince couvrait, lui engagé dans l’équipe média de cette compagnie suédoise, lui même que j’ai rencontré par le fruit du hasard à Rio de Janeiro en mars dernier? Une réponse sur Facebook m’apprendra que oui. Quel hasard tout de même!
Jeudi, MJ à la plage. Direction Cascais. Et j’ai une amie pour m’accompagner. Martina se joint à moi. C’est ce qui est tant génial dans les voyages : des petits hasards ici et là rendent l’expérience tout simplement magique et divinement excitante. Les hasards n’existent pas? Right, that day was meant to be.
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Ricardo et moi pour notre soirée : tango & Tejo.
Mardi soir (le 7 juillet, jour 3 à Lisbonne), Ricardo, mon hôte de CouchSurfing et moi sommes allés danser le tango. Mon premier cours à vie – alors que lui en fait depuis 6 mois déjà – et toutes les instructions en portugais. Il a fallu que je mette mon ego de côté : j’ai bien pilé sur des dizaines et des dizaines de pieds. J’avais vraiment l’air touriste.
« Deschhhhhculpa » (désolé en portugais avec l’accent local) ai-je dit plus d’une fois, devant l’air médusé des messieurs me servant tout à tour de partenaire de danse. Ils devaient se dire: mais d’où sort-elle celle-là, baraguinant un portugais brésilien et dansant comme un pied avec ses souliers de course? Oui, rien de sexy… sachez que j’avais bien l’intention de mettre mes talons hauts, mais vu l’état de mes pieds, avec un record de 6 ampoules, j’ai changé d’idée. À défaut du look, le confort.
Après l’humiliation du tango (ben oui, je veux toujours être bonne dans tout du premier coup mais dans un pareil contexte, c’était peine perdu), une pause bien méritée dans un petit café typique à côté de la station Santa Apolonia. Un vin sucré, une petite bouteille de rien servie dans un petit verre. Excellent, un goût ressemblant à un vin de glace et à de l’hydromel. Faites-le moi penser, il faut que je demande le nom de cet alcool à Ricardo.

Un petit bar de rien, avec une enseigne à peine visible de la rue. Mais quelle ambiance!
Puis, direction Tejo Bar (Tejo, c’est le nom du fleuve entourant Lisbonne et qui va se déverser dans l’océan… Tage en français). Un bar à l’ambiance brésilienne. Du bon bossa nova. Une guitare qui se promène au gré de l’inspiration, d’un joyeux luron à l’autre. La foule est jeune, majoritairement dans la vingtaine. Malgré la petitesse du bar, on doit être une quarantaine ici dedans. Il fait chaud, mais étonnamment, personne ne s’en plaint. On se comprime, mais pas de déprime. C’est que la bonne humeur et la joie de vivre prennent toute la place.

Duel au Tejo.
Situé dans un coin résidentiel de l’Alfama, le Tejo n’accueille pas les fêtards bruyants sinon les voisins vont faire fermer la place. Ici dedans, on doit donc échanger sur le ton de la confidence : on chuchote, on donne du coude, on fait des gestes pour se faire comprendre. Aussi, interdit d’applaudir. En guise d’applaudissement, on se frotte les mains et on sourit à tout rompre. À côté de moi, des joueurs d’échec s’affrontent. À voir leur air concentré et tour à tour débiné, le duel doit être sanguignolant. Échec et mat, je l’attends dans un instant, mes prévisions étant avant la fin de la chanson, que tous fredonnent présentement. C’est vraiment charmant.

Ricardo sur le chemin du retour.
J’entends parler français et anglais de temps à autre, signe que je ne suis pas la seule touriste dans ce cubicule de bar. Une bière et un verre de vin plus tard, Ricardo me fait signe qu’il est temps de rentrer. Déjà? Ciel, ma montre indique déjà trois heures du mat. C’est que le temps file quand on a du bon temps.
Demain, j’aurai bien du mal à respecter mon horaire, moi qui voulais aller à Belém avant midi puis à Cascais – pour les plages – en pm. Au diable la visite en matinée, demain, je dors puis on verra. C’est l’avantage de voyager seule, je suis maître à bord : free as a bird. Et après tout, prière de ne pas déranger, je suis en vacances.
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Sur ma liste des pays lusophones visités, je peux cocher Brésil. Bientôt, je pourrai cocher le Portugal. C’est là que j’irai du 5 juillet au 18 juillet prochains. Pourquoi? C’est que j’ai un rapport étrange avec le portugais. Bien qu’elle me donne bien du trouble à la parler et la comprendre, je ne la lâche pas. J’ai cette langue dans la peau, allez savoir pourquoi. Si bien que j’ai décidé de traverser l’océan pour la connaître un peu plus et entrer en contact avec ses racines, là où tout a commencé, au Portugal.
Je suis allée m’imprégner quelque peu de cette culture qui m’attire tant cette semaine, en allant sillonner les rues du quartier portugais à Montréal. Vous avez dit un petit Portugal à Montréal? Eh oui, 50 000 Portugais à Montréal, ça en fait du monde! J’ai bien hâte de m’envoler vers Lisbonne le 5 juillet prochain. Mais avant, un saut à Londres, pour aller assister à la 6th World Conference of Science Journalism. Je vais parfaire mon accent british, yes my deaaar. And a cup of tea pleaaase!
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9 jours. C’est le temps que j’ai eu pour savourer Montréal et tout ce qui vient avec, avant de repartir. Eh oui, déjà le 30 avril en après-midi, j’étais en train de paqueter mes bagages à nouveau. Cette fois-ci, dans ma valise rouge à roulettes: des bottes de pluie, un imperméable, des chandails chauds, une bonne pile de petites bobettes et bien des paires de chaussettes. “Apportez-en plus que pas assez, il va faire frett sur le Lac Érié” qu’il était écrit dans The Journey Book, avec des mots empruntés à la langue de Shakespeare, il va sans dire. C’est qu’un peu avant minuit, je partais pour les États-Unis.
Avec des airs de fille encore frippée, je suis partie prendre mon bus à Berri-UQAM. Direction: Détroit. 17 heures d’autobus pour y arriver, en comptant un deux heures d’attente à Toronto. Ce n’est pas de la petite bière, mais ça faisait bien mon affaire. Ça me donnait le temps de revenir un peu sur terre avant de me lancer dans cette formation de 10 jours sur les enjeux de l’eau, toutes dépenses payées, gracieuseté de l’Institute for Journalism and Natural Resources (IJNR). C’est un concours que j’ai gagné l’an passé, mais auquel je n’ai pu participer que cette année. Et comme c’est mon année chanceuse, “Voyage voyage” comme dirait Desireless, il fallait qu’après le Brésil, j’enfile ça avec une escapade aux States. Eh oui, après le Yukon – l’été dernier, puis le Brésil – cet hiver, je partais pour les Grands Lacs ce printemps. Avis à ceux qui trouvent que je trotte pas mal: à la fin juin je décolle pour Londres pour couvrir la 6th World conference of scientific journalism (WCSJ 2009). Voyez, je n’en ai pas fini avec les voyages…
Bref, apprendre sur les enjeux de l’eau intensivement, c’est assez trippant, j’vous en passe un papier, mais ce n’est vraiment pas reposant, je vous assure! Justement, je vous écris pour vous dire que mes prochains billets risquent de traiter du Lac Érié et des quatre grands autres (Supérieur, Michigan, Huron, Ontario)… et du fleuve Saint-Laurent, bien sûr. En effet, je risque d’écrire pas mal à propos de ces 10 jours surréalistes passés avec une gang de 13 journalistes américains et canadiens, plus deux organisateurs et un chauffeur. Des petits, des minces, des gros, des vieux, des jeunes, des hommes et des femmes, des sérieux et des cinglés, des trippants et d’autres à l’humour plutôt cinglant… il y avait vraiment de tout dans ce voyage. Même de superbes amitiés.
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Ce qu’il y a de bien avec les voyages, c’est que lorsqu’on revient, on a envie de rester sur cette vague d’émerveillement face aux nouveautés et aux étrangetés. De retour à Montréal, je n’avais qu’une seule envie: me laisser tenter… partir à l’aventure dans ma propre ville. Sillonner des ruelles jamais entrevues, revoir ses buildings antiques qui garnissent les rues de Sherbrooke ou du Vieux-Port, aller voir des expos, assister à des shows sur la Main, aller dans la foule du centre-ville, acheter un billet de métro et aller sur la verte, sortir à McGill ou Place-des-Arts, peu importe en autant que je baigne dans cette énergie urbaine et printanière… pour me sentir à la maison, pour de bon. 24 heures après avoir atterri à Montréal, c’est là que j’étais.
Eh oui, au lendemain de mon atterrissage, je n’avais qu’une seule envie: voir Montréal avec des yeux nouveaux. J’avais envie de ressentir ce thrill qui me prenait aux trippes alors que je me promenais allègrement dans les rues de Sao Paulo. Éblouie par la lumière dans cette gare en fin de journée ou ravie par les tableaux impressionnistes dans ce musée qu’on appelle la Picoteca. Je voulais saisir Montréal d’un seul regard et m’unir avec elle. Je me pinçais en marchant sur Ste-Cath, cheveux aux vents. J’étais bel et bien revenue. Pourtant, je me sentais comme une étrangère parmi cette foule bigarrée, mais en même temps, j’essayais de me rappeler que je venais d’ici. Il y avait un peu de moi au coin des rues Ste-Catherine et St-Laurent (vous vous rappelez du Loft? Ah comme mon cégep était loin derrière moi… mais si proche en cet instant). D’autres souvenirs aussi sur la rue Mont-Royal. Et combien d’autres au Parc Lafontaine.
J’ai fini par aboutir dans un petit resto sans nom dans le quartier chinois, une soupe de chou vert et de porc (question de faire un pied de nez à la grippe porcine mexicaine qu’on voyait partout) devant les yeux, un sourire en coin. J’avais réussi à tenir tête à une routine un peu morne et sans nom cette journée-là. J’étais revenue, mais je m’étais prouvé que j’étais encore un peu cette voyageuse curieuse. Et bien qu’heureuse d’être de retour à Montréal, je me sentais un peu morose, le coeur chagriné d’avoir dû laisser ce Brésil tant aimé. Je reviendrai te visiter. Promis juré. Eu fico com muito falta de você, você sabe…
Catégories : Vivre à la montréalaise
Oyé oyé! Je suis de retour à Montréal depuis le 21 avril 09. Un mois déjà, comme le temps file. Depuis, j’ai été prise dans une tempête d’événements gratinois, excusez-moi. J’avais perdu contact avec la blogosphère et bien d’autres affaires si vous voulez savoir. Après un souper au St-Hub, question de me replonger dans les petits plats rassurants, un party de retour, un brunch familial du côté maternel et quelques événements mondains (dont le fameux 6@8 de l’AJIQ), j’ai repris contact avec ma vie d’antan. Que c’est bon de se retrouver à la maison et de savourer le “connu”.
Chum, minous, ménage, lavage, mon bureau, mon lit, mon oreiller, mes plantes, mes peintures, oh oui ce bibelot est donc beau, mon vélo pèpère et mon autre vélo (celui qui va plus vite que l’éclair), mes casseroles… et même mes oeufs avec oignons, épinards à souhait et fromage… tout goûte tellement bon quand on revient à la maison. Ah qu’on est donc bien dans ses pantoufles. Après avoir visité l’inconnu, j’ai embrassé de tout mon long le connu. J’aime les extrêmes, vous l’aurez deviné.
Ça m’a pris quelques jours pour atterir à Montréal, bien que mon avion, lui, n’ait eu besoin que quelques secondes après avoir entamé sa descente, avant de toucher le sol. Eh oui, ça a bien l’air que j’avais la tête dans les nuages, quelque part entre Sao Paulo et Montréal. Revenir à un rythme de travail normal, après le voyage, ce n’est pas évident non plus. Il faut réinventer sa routine. On n’a plus les réflexes aiguisés comme avant: cadran, s’habiller, café, déjeuner, lire La Presse, yeuter Le Devoir, nourrir les minous, prendre ses courriels, boire un verre d’eau… Je ne sais plus comment faire tout ça comme il faut!
Combien de fois ai-je entendu: Marie, prends le temps de revenir. Je l’ai entendu de la bouche de mon copain une bonne dizaine de fois. Ma bonne conscience me le répétait en boucle comme un mantra, mais rien n’y faisait, j’essayais de reprendre la routine: cadran, s’habiller, café, déjeuner, lire La Presse, yeuter Le Devoir, etc. Puis Lisa Marie, Pascal, mommy. Eux aussi me l’ont dit. Mélanie Robitaille m’a même suggéré un excellent ouvrage. Mais je suis désolée, pas le temps de le lire, il faut que je prenne le temps de revenir!
Vraiment, on ne sait plus où se garrocher quand on revient de voyage. On a la tête pleine. On regarde nos valises. Tant de cossins à sortir, à placer, à laver, à donner. On voit une montagne. On regarde notre boîte de courriels: des pages et des pages de petits messages non lus, d’autres lus à la sauvette, d’autres… oh non, c’est pas bon ce truc-là… et puis ça? Ah je vais lui écrire plus tard. Et on se rend compte que ce plus tard, c’est maintenant. On est revenu. Le voyage, il est fini. Fini- f i n i i. Et ça y est, on voit une montagne.
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MJ en charrette mercredi dernier, dans le Pantanal
Un de mes amis me faisait remarquer cette semaine que j’ai toujours l’air de bonne humeur sur mes photos, toujours joyeuse, pétante de santé et souriante… ben c’est sûr! Je suis au Brésil et j’adore ça et c’est trippant et je vois plein de nouvelles choses et j’apprends plein de nouvelles affaires pis je rencontre plein de nouveau monde… alors qu’est-ce que j’ai de mieux à faire que sourire, dites-le moi? !! Mais il y a une chose à laquelle il n’a pas pensé: est-ce que je prends des photos quand ça va mal, quand j’ai les blues, quand je pogne les nerfs?
Ah ah… comme dirait le gars dans l’annonce de Familiprix! Eh non, quand j’ai des moments toughts, je garde ça pour moi. Je ne suis pas du genre à l’exposer sur la toile. J’appelle mon chum en pleurant ou j’avale mes sanglots. Pogner les nerfs? “Ben non, elle ne peut pas, elle est bien trop souriante sur ses photos, la Marie-Josée!” de dire l’un. “Elle a ben trop un bon tempérament” de poursuivre l’autre. Eh non, détrompez-vous. Je suis particulièrement soupe au lait, vous voyez; je suis très très bonne pour pogner les nerfs. Et on dirait que tous les astres s’alignent étrangement bien ces jours-ci pour que ça se produise. La seule affaire, c’est que quand la soupape est sur le point de sauter, mon réflexe n’est pas de prendre un petit cliché de MJ fachée et de la montrer à tout le monde. Je suis plutôt du genre à essayer de me ressaisir. Et puis, quoi, je préfère laisser passer l’orage.

Michael, sur le point de dire "respire respire respire"
Mais alors comment fait-elle pour garder le sourire, cette coquine? J’essaie plutôt de méditer et de respirer par le nez. Je me dis alors comme mantra: “respire, respire, respire”… Aussitôt la face de Michael Jackson apparaît dans mon esprit. Vincent et Vince, vous voyez à quoi je fais référence, en? Eh oui, au fameux vidéo parodié de Mozinor sur UTube! Je l’ai bien regardé des milliers de fois depuis que je suis au Brésil. Pas de joke, me dirait Bobby? Pas de joke, papa. Alors quand ça va mal et que je me dis “respire, respire, respire”, la seconde d’après, j’ai un petit sourire qui se profile sur mes lèvres. C’est presque instantané. Vous essayerez, c’est un super truc contre les nuages gris au-dessus de la caboche. Michael réussit toujours à faire passer ça en vent.
Pour visionner le fameux clip drôle à mort, cliquez sur le lien suivant : Michael Jackson Beat it parodie.
Catégories : MJ au Brésil: janvier à avril 2009
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Descobrir o Brasil: rendez-vous au www.sciencepresse.qc.ca/bresil/
Bonne nouvelle! Vous pouvez à présent consulter mes reportages sur le Brésil sur ma page web sur le site de l’Agence Science Presse! Encore beaucoup de matériel est à venir puisqu’à l’heure d’écrire ces lignes, seuls mes articles sur Sao Paulo et la pollution de l’air sont disponibles. Mais n’ayez crainte, vous pourrez lire bientôt sur plusieurs autres enjeux environnementaux, tous plus intéressants les uns que les autres!
Voici plusieurs sujets qui traînent encore dans mes tiroirs (ou plutôt dans mon gros sac à dos). J’ai regroupé mes sujets par ville et par ordre chronologique, vous pourrez plus facilement faire des liens avec des billets de mon blogue. Sous peu, vous en saurez davantage sur la ville de Curitiba (un dossier vedette: le transport en commun / un enjeu de la déforestation: dressez un inventaire de la biodiversité avant de tout raser!), Manaus (flusher ses eaux usées dans l’un des plus beaux fleuves du monde / déforestation et paturâges : le climat sans dessus-dessous / Quand les budgets des chercheurs en biologie crient famine! / À propos de la campagne Zéro Déforestation de Greenpeace Brasil), le Nordeste (comment mettre la sécheresse de son bord / détournement du Rio Sao Francisco: ça fait bien des vagues) et de nombreux autres! Je suis présentement en mode “production” à Rio de Janeiro. Vous voyez peut-être un peu pourquoi!
Pour lire mes articles en ligne, rendez-vous sur ma page Descobrir o Brasil (dire Braziou) sur le site de l’Agence Science Presse. Vos commentaires et réactions sont TOUJOURS les bienvenus! Bonne lecture!
Pour ceux qui sont abonnés à Facebook, j’ai plusieurs photos de mon séjour au Brésil dans mon profil. Allez y jeter un petit coup d’oeil!
Catégories : MJ au Brésil: janvier à avril 2009 · Parlons environnement!
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