Un couple ouvert, ça tient la route?

8 02 2010

Un couple où chacun a la permission d’aller voir ailleurs, est-ce que ça peut vraiment fonctionner à long terme? Voici quelques pistes de réflexion.

L’avis d’un spécialiste

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Le psychologue et sexologue clinicien Yves Dalpé se montre très sceptique sur ce type de relations: « C’est bon pour un temps, mais ça ne dure pas. » Il avoue avoir lui-même déjà vécu une relation amoureuse libertine. Ceci avait mis son couple à rude épreuve à l’époque… jusqu’à le faire éclater. «Je ne dirai à personne d’éviter ce type de relation s’il en a envie, mais il faut être conscient de ceci : il y a davantage de risques de rupture. On joue avec le feu !»

En effet, une étude réalisée en 1992 (Charny) a démontré que les couples en union libre en venaient à se séparer plus que les autres. Qui plus est « les célèbres auteurs du best-seller Open Marriage qui préconisaient cette liberté extraconjugale se sont séparés peu de temps après la publication de leur livre», peut-on lire dans le récent ouvrage du spécialiste, L’infidélité n’est pas banale.

Le danger qui guette les couples adeptes de libertinage? Un engagement moins profond entre les conjoints. C’est qu’une relation extraconjugale, même si elle est acceptée en théorie, peut créer de la jalousie et de la méfiance. Cette tempête d’émotions peut ébranler le couple et amener les conjoints à se détacher peu à peu. Il est fréquent que l’un d’eux tombe amoureux d’un de ses partenaires sexuels. Et voici que la relation vole en éclat.

Selon le Dr Dalpé, les couples libertins sont généralement composés d’individus avec des problèmes amoureux ou des troubles de la personnalité. «Certaines personnes sont constamment à la recherche de sensations fortes; elles veulent vivre intensément… mais il y a souvent un prix à payer», soutient-il. Il est d’avis que l’on devrait se méfier du plaisir sexuel, au même titre que le plaisir apporté par les drogues ou l’alcool.

Quoiqu’il en soit, l’expert croit que des couples ouverts qui durent, ça existe ! Ils forment toutefois une minorité. «Paradoxalement, je remarque que les couples équilibrés ne sont pas attirés par ce type de relation. C’est que pour vivre sainement son libertinage, chaque membre du couple doit être solide : avoir une forte estime de soi, être connecté avec ses émotions et être capable de communiquer efficacement» , précise-t-il.

Du piquant, s’il-vous-plaît !

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Denis et Sylvie, mari et femme depuis 26 ans, pratiquent l’échangisme depuis quatre ans. « La proposition de faire de l’échangisme, ça vient de Denis. Ça m’a pris quelques mois à me faire à l’idée, puis j’ai décidé de l’essayer. Il faut vraiment le vivre pour le comprendre. C’est très excitant», insiste-t-elle.

Les expériences d’échangisme font désormais pleinement partie de leur cheminement de couple : «Ça a vraiment apporté du piquant. C’est un bonus à notre vie sexuelle. Bien que ça ait apporté quelques conflits et confrontations au début, ça nous a obligé à définir des règles et à comprendre nos limites», explique Sylvie.

Quelques exemples de ces règles ? Les expériences sexuelles extraconjugales – toujours protégées – ne se font qu’à la maison d’échangisme ou dans ce contexte, jamais en privé. « Les relations sexuelles ont lieu dans la même pièce et il faut toujours qu’il y ait un contact visuel entre nous. On veut se voir quand on est mutuellement excités. Le but, ce n’est pas de se tromper; c’est d’être allumé ensemble», précise-t-elle.

Rester connecté l’un à l’autre

Le secret de leur succès ? Le couple se réserve à chaque trimestre une fin de semaine en amoureux, sans échangisme ni responsabilités parentales. De saines discussions viennent aussi renforcer leurs liens : « On est un couple qui communique beaucoup ; ça aide énormément. » Même plusieurs jours après une expérience particulière au club échangiste, il arrive que Sylvie et Denis continuent d’en parler ! Comme quoi l’excitation se poursuit bien au delà d’une seule soirée. Est-ce que ce modèle saura perdurer ? En tous les cas, le couple semble être décidé à faire durer le plaisir…

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Première publication sur le site de MSN.ca – Style de vie, le 16 décembre 2009. Toute reproduction interdite sans la permission écrite de MSN.ca (Microsoft) et Marie-Josée Richard.





Quand l’autre triche… sur le budget!

8 02 2010

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Vous pigez dans le compte commun pour vous payer un petit luxe personnel, sans en dire un mot à votre partenaire? Voici qui pourrait vous coûter cher…

Selon le psychologue Luc Lachance, dès que l’on joue dans le dos de notre conjoint, que ce soit à travers de la tricherie, des mensonges ou des secrets, il y a danger. « Si un couple a une entente, le budget familial par exemple, et que l’un d’entre eux ne respecte pas ce qui avait été convenu, et ce, sans en aviser l’autre, on risque de briser le lien de confiance. » Le psychologue rappelle qu’utiliser une somme d’argent qui était vouée à d’autres fins, c’est de la fraude : « Il s’agit d’une faute grave; on ne devrait pas prendre cela à la légère. »

Vivre au-dessus de ses moyens

En changeant d’emploi, Paul a dû faire accepter une importante baisse de salaire. Pour ne pas inquiéter sa conjointe, il décide de ne pas l’en informer. Puis, en catimini, il se met à retirer 200$ par semaine à même la caisse de retraite du couple, soit pour payer une sortie au restaurant ou offrir une gâterie à sa douce, se disant qu’il s’agit d’une solution temporaire. Cependant, au bout d’un temps, il ne peut plus supporter de vivre dans le secret; il lui avoue que depuis un an, ils vivent au-dessus de leurs moyens… la somme prélevée s’élève à plus de 10 000$!

Le psychologue est d’avis que le drame réside surtout dans le manque de transparence et de communication : « La dame n’a pas eu d’option », souligne-t-il. « Si elle avait été informée en début d’année qu’elle devait ralentir ses dépenses, elle l’aurait peut-être fait sans broncher. Mais comme on le lui a caché, elle reçoit la nouvelle comme une claque en pleine figure. Pourquoi ne me l’as-tu pas dit? » En plus d’avoir à ralentir leur style de vie, voici que le couple doit rembourser la somme retirée depuis un an… et rebâtir la confiance. Coup dur!

Quand l’endettement mène à l’éclatement

Selon M. Lachance, Paul est loin d’être le seul à avoir des difficultés à fonctionner avec la réalité : « Bien des gens pellettent le problème en avant, en pensant naïvement que leurs problèmes d’argent vont finir par se régler… mais en ne changeant pas leurs actions, ça finit toujours par les rattraper! » Un tel comportement serait à la base des problèmes d’endettement : « Les gens font fi des principes de base de la gestion de l’argent. C’est que pour dépenser de l’argent, on devrait d’abord l’avoir gagné… sinon un jour ou l’autre, il faudra le rembourser. »

Un autre bon exemple? Les joueurs compulsifs. Ils sont capables des pires mensonges pour tenter de camoufler leurs déboires financiers. « Une fois qu’ils ont mis le bras dans le tordeur, impossible pour eux de faire marche arrière », explique M. Lachance. « Et ils ont toujours une bonne raison de jouer : s’ils ont perdu leur mise, ils vont tâcher de se reprendre. S’ils gagnent, ils veulent tenter de profiter de leur chance. Bien souvent, quand l’histoire sort au grand jour, ils ont tout perdu et sont criblés de dettes. Le hic, il leur faut souvent une telle cassure ou une explosion pour arrêter. »

Quand les contrastes s’attirent

Si l’un des conjoints est très avare et l’autre très dépensier, cette dynamique pourrait mener à quelques abus. « Dans un contexte où l’un est contrôlant à l’extrême, l’autre se sent réprimé dans ses envies. Cette personne peut en venir à cacher certaines dépenses. Le mieux est d’arriver à exprimer clairement ses besoins à l’autre, mais dans la réalité, ce n’est pas toujours ce qui se produit! » déclare le psychologue.

Il est vrai que certaines confrontations peuvent être déplaisantes. Cependant, comme le rappelle M. Lachance : « Ce que je n’aime pas réaliser aujourd’hui ne sera que pire demain. » Peut-être que cette maxime pourrait vous donner le courage nécessaire pour vous affirmer sur les décisions concernant le budget? À vous de jouer!

Une figure d’exception

Certaines infidélités sont parfois légitimes, voici pourquoi elles sont vite pardonnées! Par exemple, quand vient le temps de faire une surprise. Acheter des billets d’avion en secret pour un weekend en amoureux à New York pourrait être une douce folie. Pour certains, raviver la flamme au sein du couple… ça n’a pas de prix!

Première parution de cet article sur MSN.ca – Finances personnelles, le 8 octobre 2009. Reproduction interdite sans la permission écrite de MSN.ca (Microsoft) et Marie-Josée Richard.





Rompre dans l’harmonie, c’est possible!

8 02 2010

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Une séparation n’a pas à se dérouler dans les cris et les pleurs. Bien qu’il s’agisse d’une période pénible, on peut la vivre en douceur. Si des enfants sont dans le décor, raison de plus pour se comporter de manière civilisée. Voici quelques astuces pour favoriser la bonne entente.

Tourner la page sans attendre

D’emblée, le psychologue Luc Lachance indique que le couple doit être bien certain d’avoir tout essayé avant de rompre : « Je pars du fait qu’une relation, c’est très précieux. Il est difficile de rencontrer quelqu’un que l’on aime, avec qui l’on partage une belle complicité. Mais si on sent qu’on est allé jusqu’au bout, il vaut mieux mettre fin à la relation et tourner la page… et vite! ». Régler les divers détails rapidement serait donc salutaire.

Le spécialiste est d’avis que la cohabitation ne devrait pas s’étirer sur plusieurs semaines. « Parfois, il vaut mieux trouver un endroit où rester, chez un ami ou un parent, le temps de s’organiser. J’ai été témoin de plusieurs couples pourtant très respectueux, qui en sont venus à couteaux tirés. C’est qu’en demeurant avec son ex, on baigne dans une mer d’émotions. Ça demande beaucoup d’énergie pour se contrôler. Parfois, la digue ne tient pas le coup; c’est là que ça dégénère. »

Passer à l’action… dans le respect!

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« Premièrement, on devrait toujours être conscient de nos émotions… surtout celles qui pourraient interférer dans le processus de séparation», conseille le psychologue. Les idées de vengeance, la culpabilité, la tristesse, les scènes de larmes devraient être le plus possible gardées à l’écart quand on discute avec notre ancien conjoint. Sur le bord d’un trop-plein d’émotion? On remet l’entretien avec son ex à plus tard, on va prendre l’air, on appelle un ami, on consulte son psy… il n’en tient qu’à vous de préserver l’harmonie!

En deuxième lieu, le couple devrait s’entendre dès que possible sur un plan d’action. « Avant de penser au partage des biens et aux autres procédures de séparation, on doit s’entendre sur les principes avec lesquels on va opérer. Ces principes sont souvent gage d’harmonie… si on arrive à les respecter! » prévient M. Lachance. En tête de liste donc? Le respect!

Des balises pour plus d’harmonie

Avec des enfants dans le portrait, impossible de simplement couper les ponts avec son ex. Pour Nadine, il était clair que la séparation devait être le moins traumatisant possible pour les petits, tous trois âgés de moins de six ans. « J’en avais encore pour près de deux décennies de relation avec mon ex-mari pour éduquer les enfants. Nous avions donc convenu d’avoir en tout temps des échanges adultes. » indique-t-elle.

Un des principes mis de l’avant par le couple : interdiction de se disputer devant les enfants. « Quand on a des trucs à régler, on attend qu’ils soient couchés ou on se rencontre dans un endroit public sans eux. Quand je me sens en colère, je me permets d’être sèche avec mon ex devant les enfants, mais sans plus. J’attends le moment opportun pour m’expliquer avec lui. Les enfants n’ont pas à subir nos humeurs outre mesure. »

Autre exemple? Ne jamais passer par les enfants pour envoyer des messages à l’autre. « En aucun cas, nous ne voulons que les enfants se sentent pris en otage par un des deux parents. Des phrases du genre : Tu diras à ton père/Tu feras savoir à ta mère… ça n’existe pas chez nous», précise Nadine.

Penser à soi, une valeur à prioriser

Martin, un entrepreneur dans la jeune trentaine, a vécu plusieurs relations… et donc plusieurs séparations! Ses expériences lui ont appris à être un peu égoïste lors d’une rupture. Il est d’avis qu’il faut davantage penser pour soi; quand on essaie de prévoir pour deux, c’est là que tout devient très compliqué. « J’ai appris à être davantage à l’écoute de mes besoins. Parfois, la situation a impliqué que je prenne mes distances parce que je trouvais ça pénible de garder le contact. » Il a ainsi décidé d’enlever son ex parmi ses amis sur Facebook. Puis, il lui a demandé d’arrêter de lui envoyer des courriels. « Elle a continué de m’écrire mais j’ai cessé de les lire. Elle a fini par comprendre le message! » Ces initiatives ont vraiment permis à Martin de passer à autre chose. Car après tout, la vie continue !

Lectures complémentaires :

Couple en crise : de la désillusion à la découverte, par François Lefebvre, Éditions Fidès, 2008, 140 pages.
La blessure d’abandon : exprimer ses émotions pour guérir, par le Dr Daniel Dufour, Éditions de l’Homme, 2007, 145 pages.

Première parution de cet article sur MSN.ca, le 7 septembre 2009. Reproduction interdite sans la permission écrite de MSN.ca (Microsoft) et Marie-Josée Richard.





Travailleurs autonomes, gardez l’équilibre!

8 02 2010

Quand on travaille à son compte, la ligne entre le travail et le loisir est parfois bien difficile à tracer. Résultat? On peut en arriver à négliger sa vie personnelle et on se retrouve à bout de souffle! Voici quelques conseils pratiques pour garder l’équilibre!

Avoir une routine

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Selon Sylvie Dagenais, membre de la Fédération internationale des coachs du Québec, le travailleur autonome qui désire avoir une vie professionnelle et personnelle balancée est aussi bien d’être discipliné et structuré! « L’idéal est d’avoir une routine comme si on travaillait dans un bureau au centre-ville » estime-t-elle.

Ainsi, que l’on soit de type matinal ou nocturne, il serait préférable de se lever à une heure fixe, déjeuner, lire son journal, se maquiller, prendre sa douche, s’habiller, etc. « Une certaine rigidité de l’horaire est de mise car, contrairement à l’employé, le travailleur autonome n’a pas de cadre de travail. Voici pourquoi il est important qu’il s’en crée un à sa mesure… et de le réajuster au besoin! »

Miser sur la productivité

La coach professionnelle et d’affaires suggère aussi au travailleur autonome d’identifier le moment de la journée où il se sent le plus productif; cette plage horaire devraient être réservée à la réalisation de ses tâches les plus exigeantes. Choisissez aussi judicieusement votre lieu de travail. Vous êtes ultraperformants quand vous allez deux heures au petit café Internet en face de chez vous? Pourquoi pas alors y aller de manière régulière? En étant productif en semaine, vous maximisez vos chances de ne pas avoir à étirer vos heures au boulot jusqu’en soirée ou les fins de semaine!

Se reposer sans culpabilité

« Bien des travailleurs autonomes ont si peur de manquer d’ouvrage qu’ils sont incapables de dire non! » révèle la coach. « Il faut être capable de gérer l’insécurité et la peur liée à une charge de travail variable, sans quoi, on s’épuisera à la tâche. » Ce qu’elle recommande? « Prévoyez des moments de repos et de ressourcement dans votre horaire et respectez ce que vous y avez inscrit, et ce, sans culpabilité! La capacité à accomplir du travail va souvent de pair avec la santé! »

Faire respecter son métier

« Assurez-vous que vos proches comprennent bien que même si vous êtes à la maison, vous n’êtes pas en vacances! » prévient la spécialiste. « Ce faisant, vous ne recevrez pas des dizaines d’appels personnels simplement parce que vous êtes joignable facilement! » Pour les travailleurs autonomes ayant une famille, Sylvie Dagenais indique que le conjoint devrait bien comprendre cette réalité : « Si la porte de votre bureau est fermée, c’est que vous travaillez. Pas question que les enfants viennent vous déranger à tout moment. »

Prévoir ses vacances à l’avance

Le travailleur autonome doit souvent travailler en double pendant quelques semaines afin d’accumuler un fonds de vacances. Voici qui peut gravement miner la vie privée. Cependant, en étant futé et organisé, il est possible de s’en tirer à bon compte.

Le truc d’André Dumont, journaliste indépendant? Il fixe ses vacances dans la basse saison; il profite ainsi d’escomptes et de tarifs avantageux, tant pour les billets d’avion que pour l’hébergement. Quand viennent les mois d’avril-mai ou octobre-novembre, André en profite alors pour prendre la poudre d’escampette! « C’est non seulement économique, ça représente aussi moins de logistique, car je n’ai pas de réservations à faire! » lance-t-il.

Première parution de cet article sur le site MSN.ca, le 16 novembre 2009. Reproduction interdite sans la permission écrite de MSN.ca (Microsoft) et Marie-Josée Richard.





Libido en chute libre: prenez les devants!

8 02 2010

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Avec le métro-boulot-dodo, pas facile de maintenir la flamme sein du couple. Voici qui quelques astuces pour stimuler votre libido et celle de votre douce moitié. Chaud devant!

Savoir casser la routine

Le mot d’ordre de la sexologue Geneviève Parent : « Osez surprendre votre amoureux! ». Mettez votre cadran quinze minutes plut tôt pour profiter d’une petite vite avant le boulot, achetez de la lingerie fine, sortez souper en tête à tête en tenue de gala, oubliez la vaisselle pour un soir… et amusez-vous! S’amuser? « Bien des couples oublient que la sexualité, c’est avant tout un merveilleux terrain de jeu! ».

Et pourquoi pas opter pour un trio « sushis, saké, sexe »? C’est la solution gourmande d’un couple dans la trentaine pour casser la routine. Ceci leur permet de se retrouver en amoureux, comme au début de leur relation… excitant!

Selon la sexologue, aussi auteure du livre Intimité harmonieuse, paru aux Éditions de l’Homme (2009), la clé d’une sexualité épanouie en couple, c’est aussi de se réserver du temps de qualité. « Au retour du travail, bien des conjoints sont accros à Internet, aux courriels ou aux téléromans. » Ce qu’elle suggère? « Envoyez-lui un texto érotique et donnez-lui rendez-vous sous la couette! ». Exit les soirées singulières!

En panne de désir, en panne d’idées?

Cependant, quand la libido est à plat, les massages n’auraient pas la côte : « Bien sûr, c’est agréable de se flatter et de se cajoler. Bien que ça favorise les rapprochements, les massages donnent le goût de dormir plus souvent qu’autrement. Ce n’est pas un bon préliminaire pour une partie de jambes en l’air; ça manque de piquant! » précise la sexologue.

Magasiner dans une boutique érotique s’avère être un excellent prélude pour faire éclore le désir. « On y fait le plein d’idées nouvelles, tout en ouvrant la voie au dialogue. » Voici qui favorise la complicité et peut mener à une sexualité plus épanouie.

Et pourquoi ne pas feuilleter un livre ou un magazine érotique en duo? « Le couple n’est pas obligé d’aller de l’avant avec toutes les suggestions, mais parfois c’est assez pour stimuler l’imagination et donner le goût de passer à l’acte! ».

Montrez vos plus beaux atouts!

Bien des femmes optent pour des vêtements amples et confortables une fois qu’elles ont des enfants. « N’attendez pas de perdre vos livres en trop pour vous mettre sur votre 36! » prévient-elle. Être attirante, c’est avant tout une question d’attitude!

Pour Paul et Alexandra, parents de deux enfants, les tenues légères, bien que chères, constituent un véritable investissement pour le couple : « Mon épouse a une panoplie de dessous sexy; elle en a besoin de se sentir belle pour se sentir désirable… Et pour moi, de la voir différente à chaque fois, et de savoir que ça va être différent, ça aiguise ma curiosité et attise mon désir. Ça donne vraiment un sens à notre relation. »

Il n’en tient donc qu’à vous de laissez libre cours à vos éclats de rire, folies et fantasmes! Que la soirée soit hot hot hot!

Première parution de cet article sur le site MSN.ca, le 10 septembre 2009. Reproduction interdite dans la permission écrite de MSN.ca (Microsoft) et Marie-Josée Richard.





Comment faire parler son homme?

8 02 2010

Avoir une conversation profonde avec votre conjoint tient parfois du miracle? Voici comment communiquer plus efficacement avec lui, sans lui tirer les vers du nez!

Selon Karine St-Denis, sexologue clinicienne et psychothérapeute, il est important que les femmes gardent en tête qu’à priori, la plupart des hommes se sentent insécures et vulnérables quand vient le temps de parler de leurs émotions. Comment s’y prendre alors? En usant de finesse et de patience… et en faisant preuve de beaucoup d’amour!

«De grâce, ne forcez pas votre conjoint à parler!» Voici le premier conseil de Yvan Phaneuf, thérapeute en relation d’aide, conférencier et auteur du livre Devenir un homme vrai plutôt qu’un vrai homme – Comment et pourquoi les hommes cachent-ils leurs émotions, paru aux Éditions du CRAM en 2009. En fait, la communication doit être une invitation à la confidence, où non seulement les mots, mais aussi l’attitude, sont empreints de respect. «Bien que cette approche en douceur puisse ne pas rapporter de résultats concrets à court terme, le couple qui l’utilise devrait constater une amélioration de leurs rapports à plus long terme.» précise M. Phaneuf.

Formuler des phrases au « je »

Selon le conférencier, on devrait éviter à tout prix les critiques et les sarcasmes : «C’est de ta faute, tu ne dis jamais rien, tu es tellement comme ceci ou comme cela…» Il s’agit de la parfaite stratégie pour que l’autre se referme comme une huître. Soyez assurée que la prochaine fois que vous lui direz: «Chéri, je veux te parler!», votre amoureux ne pensera qu’à s’enfuir au plus vite! « Il faut éviter de se mettre dans une position de juge. L’idéal est de partir de soi, en parlant au je : J’aime quand tu fais ceci, j’aime moins quand tu fais cela, j’ai besoin que…».

Marquer des pauses

« Certaines femmes peuvent être très volubiles; elles ne laissent pas leur partenaire placer un mot! » explique Karine St-Denis. « Marquez des temps d’arrêt pour que votre conjoint puisse réfléchir, organiser sa pensée et préparer sa réponse. Pour l’homme, parler de ses émotions n’est pas aussi spontané. Puis, une fois sur sa lancée, laissez-le parler… ne passez pas votre temps à terminer ses phrases! » insiste-t-elle.

La psychothérapeute recommande également d’écourter les conversations sentimentales : « Au bout d’une demi-heure, on devrait être sur le point de conclure l’entretien, quitte à arriver avec moins de points à discuter. » Miser sur des conversations courtes, qui vont droit au but, voici qui serait gagnant.

Le meilleur moment pour amorcer une discussion? Lorsque votre conjoint est détendu et disponible mentalement. « Tout de suite après le boulot, ce n’est pas la meilleure idée. Laissez-lui le temps d’arriver et de relaxer », conseille la sexologue.

Bonnes discussions!

Première parution de cet article sur le site de MSN.ca, le 24 octobre 2009.

Reproduction de cet article interdit sans la permission écrite de MSN.ca (Microsoft) et Marie-Josée Richard.





Quand devrait-on quitter son emploi?

8 02 2010

Vous broyez du noir à la simple pensée d’aller au bureau? Peut-être êtes-vous prêt à changer de travail. Voici quelques trucs pour identifier vos besoins et passer à l’action!

Des signes qui ne mentent pas…

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Plusieurs symptômes peuvent vous signaler un mal-être : au lever, vous éprouvez un sentiment de lourdeur, vous êtes irritable, vous manquez d’énergie ; au boulot, vous regardez les minutes passer, vous procrastinez, vous vous sentez démotivé, vous arrivez en retard ou vos absences se multiplient, vous vous plaignez de plus en plus de votre patron ou de vos collègues. « Votre corps vous lance des messages, mais les écoutez-vous? » s’exclame Érick Beaulieu, conseiller en orientation à l’Université de Montréal et en clinique privée.

Et si vous étiez atteint de présentéisme ? Vous passez de longues heures au boulot pour vous donner bonne conscience, pour plaire au patron ou pour avoir une réputation de «travailleur acharné» (workholic) auprès de vos collègues, sans être toutefois vraiment productif. En d’autres termes, vous êtes présents au boulot sans vraiment y être ? Si les descriptions ci-haut vous rejoignent, quelques réflexions s’imposent.

Savoir reconnaître la nature du malaise

Selon le conseiller en orientation, il faut tout d’abord identifier la source du malaise au travail. Est-ce que votre insatisfaction est liée à la nature de vos tâches ou bien à vos conditions de travail? Peut-être êtes-vous simplement mûr pour relever de nouveaux défis?

Pour y voir clair, le spécialiste vous recommande de dresser un bilan d’expérience : d’un côté, listez les tâches que vous aimez et de l’autre, celles qui vous rebutent. Puis, notez la fréquence de ces tâches. Peut-être découvrirez-vous qu’en réalité, les tâches qui vous rendent heureux sont peu nombreuses ou encore, que vous passez bien peu d’heures à bosser sur vos tâches préférées. Dans pareil cas, peut-être devriez-vous songer à dénicher un emploi avec une description de tâches mieux alignée avec vos goûts?

Par la suite, le spécialiste conseille de lister les conditions qui sont les plus importantes à vos yeux : salaire, tenue informelle, proximité du bureau avec votre domicile, congés, bureau fenêtré, etc. Vous serez ainsi davantage en mesure d’évaluer ce que vous avez besoin pour vous sentir bien dans votre environnement de travail.

Lors de votre évaluation annuelle, parlez à votre employeur de vos insatisfactions et désirs. Profitez de cette rencontre pour tenter de modifier vos tâches : celles qui vous déplaisent pourraient-elles être déléguées à une tierce personne? Celles que vous aimez pourraient-elles être plus présentes? « Si vous voulez changer certaines conditions de travail, c’est le moment ou jamais de négocier! Osez! » insiste M. Beaulieu. C’est seulement après avoir traversé ces étapes que vous saurez si changer d’emploi ou de poste est la voie à suivre.

Avoir le courage de bouger

En 2003, Ève, une professionnelle dans la jeune trentaine, devient employée au sein d’une importante firme de télécommunication. Après deux ans et demi en poste, elle en vient à ce constat : « Le temps n’arrangeait pas les choses, mon environnement de travail ne me convenait toujours pas. Quand je me rendais au travail le matin, je me sentais paniquée. »

Bien que les tâches et les défis liés à son emploi de gestionnaire de projets lui plaisaient énormément, la culture d’entreprise n’était pas alignée avec ses valeurs: « Le midi, les gens mangeaient en vitesse, seuls à leur bureau. Je ne me sentais pas confortable dans cette atmosphère froide et impersonnelle », poursuit-elle.

Ève a alors cherché un emploi avec un cadre plus dynamique et créatif, où il lui faudrait travailler en équipe. Elle a trouvé chaussure à son pied dans une jeune boite de communication. Il lui a fallu toutefois être patiente et faire quelques compromis. Le processus d’embauche et les négociations ont duré plus de quatre mois. Puis, elle a dû se faire à l’idée : accepter une importante baisse de revenu, soit 35 000$ de moins, salaire et avantages sociaux combinés. « J’ai réalisé que ma santé mentale et mon bonheur au quotidien valaient bien plus qu’un salaire ! Actuellement en congé de maternité, j’ai hâte de retourner travailler; mon boulot fait vraiment partie de mon accomplissement personnel! »

Première publication de cet article: MSN.ca, le 4 janvier 2010. Reproduction interdite sans la permission écrite de MSN.ca (Microsoft) et Marie-Josée Richard.





Des vélos l’hiver, ça existe!

12 01 2010

Je suis toujours surprise de constater à quel point de nombreux automobilistes ne pensent pas aux cyclistes sur les routes… l’hiver venu. « Angle mort, un jour, angle mort, toujours, quelque soit la saison! » me semble-t-il!

C’est vrai qu’on dirait qu’on arrive de nulle part, avec nos grosses bottes de skidoo et notre cache-cou monté jusqu’aux oreilles – on fait chic en crime sur notre bolide rouillé qui brave le froid, la glace et la neige – mais de grâce, automobilistes, faites attention à nous! Des vélos l’hiver, ça existe! 

J’en suis à mon quatrième hiver – bon c’est vrai, l’hiver dernier j’étais au Brésil alors ça ne compte pas. Disons alors que j’en ai vécu trois. Bien qu’il ait de plus en plus de gens aussi cinglés que moi à Montréal (lire cyclistes nordiques), nous ne formons encore qu’une minorité dans la jungle urbaine remplie de totomobiles, camions de livraisons et dix huit roues de ce monde. Je me sens bien petite parfois car je vois bien qu’on ne pense pas à moi quand je suis sur la route. C’est pour ça que je dois penser pour deux parfois. 

Oui, attention automobilistes. Encore tantôt, pas moins de deux portières se sont presque ouvertes toutes grandes devant moi. L’air pantois des conducteurs me montrait bien que j’aurais bien pu sortir d’une boite à surprise, déguisée en personnage digne des films de Tim Burton (bon, je choisis Beettlejuice),ça n’aurait pas fait de différence. C’est vrai qu’il n’y a pas eu de mal, j’ai seulement ressenti un petit pincement au coeur et j’ai lâché un ouf, dans mon fort intérieur. Je me promène en me méfiant constamment des véhicules stationnés: être alerte, c’est tellement important à vélo. En tout temps, je tente de garder une distance minimale entre moi et la dite carcasse de métal parquée, elle qui pourrait bien me briser en deux si son conducteur ouvrait sa portière, cette dernière me coupant subitement la route, moi faisant un vol plané jusqu’au char à l’autre bout de la rue ou encore m’aplatissant dans un fracas éclatant de craquement d’os, de contusions instantanées et de coulis de sang, tant internes qu’externes (lire de laides hémorragies). Mon imagination ne dresse pas une belle scène, vous voyez ce que je veux dire? La peur des portières, ça ne m’empêche pas de rouler pendant la saison hivernale, mais j’ai eu quelques bonnes frousses depuis le temps que je circule à vélo à Montréal, l’hiver gagnant la palme.

Et je poursuis sur ma lancée: j’aimerais souligner également que ça me fait rager quand les véhicules passent près de moi. Collé collé, c’est bon avec mon chum. Entre mon vélo et les autres autos, je tiens à mon espace! Il arrive qu’on me frôle presque les oreilles. Yissssh. Ce n’est plus une question de courtoisie, c’est une question de respect pour la vie humaine pardi!!!

Bref, si je fais du vélo, c’est avant tout parce j’aime ça. C’est écolo, ça me met en forme, ça me détend, ça ne me coûte rien en plus de ma sortie (bien sûr, un vélo, un cadenas et des vêtements techniques forment la base des achats, mais je suis vite « rentrée » dans mon argent), c’est rapide et flexible, etc etc. Et puis, si vous trouvez que ça prend du courage pour rouler sur deux roues quand il fait -15, ce n’est pas si pire. De bons vêtements, une chaîne bien graissée et on est en business. Quand je vois du pauvre monde debout à poirotter à attendre l’autobus sans tuque ni mitaine, je me dis qu’ils n’ont pas encore compris que ça, c’est du courage. Je me permets bien de « sortir » faire des activités de plein air pendant l’hiver. En quoi faire du vélo serait différent? Patiner, faire du ski de fond, aller snowboarder… être dehors, c’est vraiment honorer l’hiver. Alors moi, je roule!

Vous roulez l’hiver? Youhou, bravo! Si non, qu’est-ce qui vous rebute? Qu’est-ce que ça vous prendrait pour enfourcher votre vélo à l’année?





Du poison pour en finir avec la carpe asiatique

12 01 2010

Du poison dans l’eau. Du rotérone dans un cours d’eau. Pour tuer tout ce qui y vit. Les bons (poissons et autres innocents) comme les méchants (la carpe asiatique). Un désastre écologique pour en prévenir un autre. Je vous explique…

Il s’agit de la stratégie mise de l’avant le 3 décembre dernier par le Département des ressources naturelles de l’État d’Illinois aux États-Unis pour se débarasser une fois pour toute de la carpe asiatique, une espèce envahissante qui menace de faire son entrée dans le Lac Michigan. Et puis quoi si elle y arrive? Catastrophe. Pourquoi? C’est tout l’écosystème des Grands-Lacs qui sera menacé. Le Lac Michigan se trouve en sandwich entre les lacs Supérieur et Huron. En bref, ce sont les industries du tourisme et de la pêche de ce réseau de cinq lacs qui risquent d’être durement touché. Ceci représente des millions de dollars de perte potentielle de revenu, tant du côté américain que du côté canadien. Alors on agit: déversement de 8000 litres de rotérone près de Chicago, plus exactement dans le canal historique de la rivière Mississippi, un affluent du Lac Michigan.

Il faut savoir que cette carpe est très vorace: elle est capable de manger l’équivalent de 40% son poids en nourriture par jour… pas étonnant qu’elle puisse peser en moyenne entre 80 à 100 livres. Ma seule comparaison en tête: j’ai déjà pêché un brochet de 20 livres. Je qualifiais ma prise de « méchante grosse bête »… alors je fais l’exercice suivant: je multiplie en pensée la proie que j’avais pêché par 4 ou 5… résultat la grosseur de la dite peste. Avec la carpe asiatique, on a affaire avec un gros poisson de fond.  En somme, elle représente un risque pour la survie d’espèces indigènes et d’autres recherchées pour la pêche commerciale.

C’est écolo comme méthode? Pas tant. Il s’agit d’une solution de dernier recours.

Rotérone? Il s’agit d’un produit toxique non dangereux pour l’homme. Voici ce qu’on en dit, pour qui lit l’anglais :

Rotenone is a toxic substance and it should be used with caution. It has been found safe for humans when properly applied by certified personnel and according to all instructions on the label. Fish killed by rotenone are not recommended for human consumption. Livestock, pets, and other animals that use the water body can safely drink the water when treated at application limits on the label. However, swine have some sensitivity to rotenone and we recommend that it not be used where they can access the water. Rotenone will degrade naturally within 2 days to 2 weeks of application. Sunlight and warm temperatures accelerate this breakdown.Rotenone has been used as a fish toxicant in North America since the mid- 1930s. It is often used to eliminate nuisance fish populations (like common carp) or as a tool to estimate the total number and weight of fish in a water body (termed « cove rotenone sampling »). Source: The Ultimate BASS FISHING Resource Guide

Pour voir la carpe asiatique en pleine action (elle saute, saute, saute), voyez ce court et surprenant vidéo sur UTube: http://www.youtube.com/watch?v=jb8OmEr7VqI

Provenance de la nouvelle: « Pour sauver les poissons, empoisonnez-les! » sur le site de l’Agence Science Presse. J’ai présenté cette nouvelle à l’émission Les Oranges pressées à CIBL 101,5 FM (Radio-Montréal) à 8h10 jeudi dernier, le 7 janvier 2010. Il s’agissait de ma première collaboration avec le nouvel animateur Marc-André B. Carignan. Ce fut un plaisir de faire ta connaissance Marc-André! Bienvenue en ondes!





Combat Pascal-Diaconu II: mon baptême de boxe

12 12 2009

 

Affiche publicitaire du combat Pascal-Diaconu II au Centre Bell.

 

C’est confirmé: être femme et aimer la boxe, c’est possible. Je l’ai découvert hier soir au Centre Bell, en ce vendredi 11 décembre 2009. Merci à mon ami journaliste Gino A. Vaillancourt (surnommé le Guerrier moderne), qui m’a gentiment proposé de couvrir cet événement sportif avec lui. Il s’agissait pour moi d’un baptême dans le domaine de la boxe. Je suis alors entrée dans un monde qui m’était inconnu. Un univers parallèle. Parmi la foule de 8802 spectateurs, une majorité d’hommes. Parmi les journalistes présents, on comptait une main de femmes. Et maintenant, une nouvelle fan.

Pendant cette soirée, Jean Pascal a su défendre avec acharnement son titre de Champion du Monde WBC catégorie mi-lourds face au roumain Adrian Diaconu. Non pas sans mal car il a dû composer courageusement non pas avec une mais trois luxations de l’épaule droite. Que de douleur, sans que ceci ne paraisse outre mesure.

Cette révélation en conférence de presse d’après match m’a beaucoup impressionnée: j’avais manifestement remarqué un déboitage mais… trois? Étonnant. Le coach de Pascal a dit ceci: « On prépare un plan A, B, C, D, mais on est jamais prêt à faire face à ce genre d’éventualité. (…)  À un moment donné, au 11e round, j’ai vu la panique dans les yeux de Jean. Ça a duré 10 secondes, puis j’ai senti qu’il était de retour. Quelle force de caractère. » En effet, Pascal a bien caché son jeu et a su user habilement de sa main gauche, lui qui est pourtant droitier.

Réjean Tremblay dans La Presse ce matin s’exprimait en ces mots en décrivant l’attitude de champion de Pascal : « Wow! Là, on ne parle plus de talent. On parle de courage, on parle de coeur, on parle de couilles grosses comme des pamplemousses. » Chapeau. En plus, c’est un gars de chez nous. Un Montréalais d’origine haïtienne. Ça rend fier…

Selon moi, Pascal a nettement dominé le match. Il était rapide, agile, hors d’atteinte. Alors pas de surprise quand les juges ont annoncé sa victoire. Cependant, Diaconu, malgré son visage tuméfié, le rendant presque mutant, a révélé être très surpris par ce résultat. « In my soul, I haven’t lost this fight. I won it in 8 rounds. »

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J’ai bien l’impression que Karl Wolf aura de bonnes prises pour son vidéoclip. Sur la passerelle de presse à côté de nous, le chanteur de la fameuse toune Africa, assistait aussi à l’événement. Il jouait le rôle de réalisateur, venu capturer quelques images du combat Pascal-Diaconu II sur sa caméra 35mm. Non mais quel gars sympathique, humble, grounded to Earth. Sans savoir à priori qu’il était cette vedette de hip hop, il m’a fait bonne impression dans sa camisole sexy. Oui, se mettre à la boxe aura été une bonne idée: de belles épaules et bras bien découpés. Bonne continuation, mec!