C’est confirmé: être femme et aimer la boxe, c’est possible. Je l’ai découvert hier soir au Centre Bell, en ce vendredi 11 décembre 2009. Merci à mon ami journaliste Gino A. Vaillancourt (surnommé le Guerrier moderne), qui m’a gentiment proposé de couvrir cet événement sportif avec lui. Il s’agissait pour moi d’un baptême dans le domaine de la boxe. Je suis alors entrée dans un monde qui m’était inconnu. Un univers parallèle. Parmi la foule de 8802 spectateurs, une majorité d’hommes. Parmi les journalistes présents, on comptait une main de femmes. Et maintenant, une nouvelle fan.
Pendant cette soirée, Jean Pascal a su défendre avec acharnement son titre de Champion du Monde WBC catégorie mi-lourds face au roumain Adrian Diaconu. Non pas sans mal car il a dû composer courageusement non pas avec une mais trois luxations de l’épaule droite. Que de douleur, sans que ceci ne paraisse outre mesure.
Cette révélation en conférence de presse d’après match m’a beaucoup impressionnée: j’avais manifestement remarqué un déboitage mais… trois? Étonnant. Le coach de Pascal a dit ceci: “On prépare un plan A, B, C, D, mais on est jamais prêt à faire face à ce genre d’éventualité. (…) À un moment donné, au 11e round, j’ai vu la panique dans les yeux de Jean. Ça a duré 10 secondes, puis j’ai senti qu’il était de retour. Quelle force de caractère.” En effet, Pascal a bien caché son jeu et a su user habilement de sa main gauche, lui qui est pourtant droitier.
Réjean Tremblay dans La Presse ce matin s’exprimait en ces mots en décrivant l’attitude de champion de Pascal : “Wow! Là, on ne parle plus de talent. On parle de courage, on parle de coeur, on parle de couilles grosses comme des pamplemousses.” Chapeau. En plus, c’est un gars de chez nous. Un Montréalais d’origine haïtienne. Ça rend fier…
Selon moi, Pascal a nettement dominé le match. Il était rapide, agile, hors d’atteinte. Alors pas de surprise quand les juges ont annoncé sa victoire. Cependant, Diaconu, malgré son visage tuméfié, le rendant presque mutant, a révélé être très surpris par ce résultat. “In my soul, I haven’t lost this fight. I won it in 8 rounds.”
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J’ai bien l’impression que Karl Wolf aura de bonnes prises pour son vidéoclip. Sur la passerelle de presse à côté de nous, le chanteur de la fameuse toune Africa, assistait aussi à l’événement. Il jouait le rôle de réalisateur, venu capturer quelques images du combat Pascal-Diaconu II sur sa caméra 35mm. Non mais quel gars sympathique, humble, grounded to Earth. Sans savoir à priori qu’il était cette vedette de hip hop, il m’a fait bonne impression dans sa camisole sexy. Oui, se mettre à la boxe aura été une bonne idée: de belles épaules et bras bien découpés. Bonne continuation, mec!

J’ai survécu à mon baptême de l’air. Eh oui, ce matin était ma première expérience officielle à la radio. Si vous avez lu mon dernier billet, vous étiez déjà au courant: 




En marchant à côté des marinas, j’aperçois des bateaux avec des drapeaux Ericsson. Se pourrait-il que ce soit les bateaux de course de la World Racing Cup, que mon ami Vince couvrait, lui engagé dans l’équipe média de cette compagnie suédoise, lui même que j’ai rencontré par le fruit du hasard à Rio de Janeiro en mars dernier? Une réponse sur Facebook m’apprendra que oui. Quel hasard tout de même!


